Choix de terrain pour une mairie

l La commune d’Aït Yahia Moussa est l’une des plus anciennes de la daïra de Draâ El Mizan. Elle a été érigée au statut de municipalité en 1971 par décret présidentiel en raison de sa forte participation à la guerre de Libération d’un côté et aussi en raison de son éloignement de la commune de Draâ El-Mizan. Presque quarante ans après, sa population a triplé. Aujourd’hui, elle s’élève à plus de vingt-six mille habitants si bien que le siège actuel de l’APC est trop éxigu pour recevoir tous les services. A telle enseigne par exemple que le service de la vulgarisation agricole est abrité, ailleurs, dans un autre local.

Quant aux autres services, ils sont concentrés dans l’ancienne mairie. Si jusqu’à la fin des années 80, cette mairie avait une salle de délibérations, aujourd’hui, elle a été transformée en service d’état civil.

Les usagers de ce dernier s’entassent dans un petit couloir en attendant les agents leur délivrer les pièces administratives demandées. Les fonctionnaires travaillent dans des conditions très difficiles pour ne pas dire insupportables en été comme hiver. Depuis le mandat de l’administrateur, le problème de la programmation d’un nouveau siège est posé avec acuité. Finalement, on croit savoir que cette demande aurait été satisfaite. « Une commission composée de tous les services concernés s’est déplacée samedi dernier pour choisir un terrain qui accueillera le futur siège de l’APC », nous a déclaré le maire d’Aït Yahia Moussa. Interrogé sur le site disponible, notre interlocuteur nous a montré le lieu. Ce dernier se trouve sur la route qui relie le chef-lieu aux villages d’Ighil El Vir et d’Iâllalen. Ainsi, la réalisation de la nouvelle mairie soulagera aussi bien les citoyens que les employés.

Certes, cette infrastructure est une urgence, mais il faudrait peut-être penser au moyen de généraliser les annexes administratives du moins dans les grands villages tout comme celle de Tafoughalt qui rend d’innombrables services aux habitants de cette grappe de villages. « Je pense que c’est là une bonne chose. Les antennes de mairie deviennent impératives », déclare un habitant d’Iâllalen.

Omar Ouramdane