Bouhadef démissionne

Partager

Le plus vieux parti de l’opposition, à savoir le FFS se trouve véritablement au creux de la vague après la nomination de la nouvelle direction menée par Karim Tabou, par Hocine Aït Ahmed. En effet, l’ex- premier secrétaire, Mustapha Bouhadef a proclamé à travers une lettre, lors d’une visite qu’il a effectuée hier à notre rédaction, sa démission des rangs du parti du Front des forces socialistes, à partir d’hier. Cet acte ultime est dicté selon l’ex- député par plusieurs raisons. Il s’agit, primo, de la volonté de la direction actuelle d’organiser trois échéances importantes, à savoir la convention, le congrès et l’audit, sans prendre l’avis du conseil national.  » Statutairement, la tenue de ces rendez-vous est du seul ressort du conseil national qui doit constituer en son sein des commissions en vue de leur déroulement « , a-t-il indiqué, ajoutant au passage qu’  » aucune commission n’a été mise en place, ni sera installée, a-t-il été dit par la direction lors de la session du conseil national du 31 mai et 1er juin « . Secundo, c’est l’absence d’activités politiques sur le terrain et le non -respect des textes fondamentaux du parti.  » La gestion autoritaire de l’actuelle direction n’offre aucun espace de débat ni de recours au sein du FFS « ,a-t-il précisé. Cette dernière a entraîné, selon Bouhadef, la radiation  » illégale  » de cadres militants par la direction, et ce, sans prendre au préalable  » des mesures conservatoires « , en attendant le verdict par les structures chargées des règlements du conflit.  » Ces cadres militants ont eu droit à une bastonnade à l’intérieur même du siège national d’ou ils ont été expulsés sous une pluie torrentielle en pleine nuit de décembre 2006, parmi lesquels ceux du 1963 « . Plus incisif, l’ancien numéro 2 du FFS a souligné qu’aujourd’hui, les idéaux du FFS sont ignorés, ses repères démocratiques et éthiques piétinés, l’honneur et la dignité des militants bafoués (en faisant allusion à la lettre d’Aït Ahmed lors du dernier conseil national dans laquelle il a brocardé les militants contestataires).

Salah Benreguia

Partager