Priorité aux zones écologiques

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Présenté à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la lutte contre la désertification, le bilan d’action de la Direction générale des forêts (DGF) comporte un chapitre de grande importance ayant trait au traitement de ce problème à travers les zones écologiques avec une vaste implication des collectivités locales et des politiques nationales de développement durable.

La stratégie de la DGF est basée sur l’identification des principaux indicateurs de la lutte contre la désertification en Algérie (LCD), que sont la vulnérabilité des zones steppique, avec 600 000 ha désertifiés, 7 millions d’hectares menacés et 20 millions d’ha vulnérables à la désertification et le phénomène de l’érosion hydrique dans la région nord du pays, touchant 12 millions d’ha en zones de montagnes, notamment à l’Ouest du pays où 47 % des terres sont menacées.

Outre la carte nationale de sensibilité à la désertification qui a été élaborée à l’aide de la télédétection par la DGF, scindant ainsi la frange steppique en cinq classes de sensibilité, dont les terres désertifiées recouvrent 487 902 ha, terres sensibles 5 061 388 ha, moyennement sensibles 3 677 035 ha, très sensibles 2 215 035 ha et peu ou pas sensibles 2 379 170 ha, une série d’actions a été entreprise dans le cadre du Plan d’action national contre la désertification (PAN). En effet, des actions visant notamment le développement durable de l’écosystème steppique, la réduction à moyen terme de la population tirant sa subsistance de l’exploitation extensive (agricoles, agropastorales et pastorales) des zones classées sensibles et très sensibles à la désertification et la création d’opportunités d’investissement  » non désertifiant  » pour les capitaux actuellement utilisés dans l’élevage steppique extensif.

La région du Sud est également un espace à promouvoir pour le PAN. Un programme visant la préservation, le développement et le renforcement du patrimoine oenicole et des opérations seront engagées pour le développement de l’agriculture oasienne, le tourisme saharien par la réhabilitation des ksours, la mise en valeur de périmètres agricoles viables et adaptés au milieu, le rajeunissement et l’extension des palmeraies dans les zones potentielles.

Signalons par ailleurs que parmi les programmes et actions intégrant la protection et la gestion des ressources naturelles ainsi que la reproduction de la flore, la DGF mentionne, entre autres, le Plan national de reboisement qui est une composante essentielle du Plan national du développement de l’Agriculture PNDA, visant la plantation de 1 250 000 ha sur 20 ans et la validation du PAN en 2003 qui prend en charge la stratégie nationale de lutte contre la désertification. La participation effective des populations concernées à tous les niveaux, l’intégration du PAN aux politiques nationales de développement durable, la révision et l’adaptation de la stratégie nationale de lutte contre la désertification en fonction du programme de développement économique et social du pays sont les caractéristiques majeures de la stratégie nationale prise en charge par le PAN.

Il est utile de rappeler au passage que l’Algérie qui a engagé depuis l’Indépendance une multitude d’actions préventives et curatives pour réduire l’effet des facteurs favorisant la désertification et la sécheresse, a mis en oeuvre un programme de reboisement dénommé « Chantiers populaires de reboisement » lancé juste après l’Indépendance, lancé en 1971 le projet « Barrage vert » et d’autres grands travaux en 1994 ainsi que le Plan national du développement de l’agriculture (PNDAR) lancé en 2000.

H. Hayet

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