Faible production fruitière

l C’est le temps des vaches maigres pour les arboriculteurs cette année.

La production de fruits à noyau (prunier, cerisier et abricotier) sont quasi nulles; Ces trois espèces, qui s’étendent sur un peu plus d’une centaine d’hectares de cette commune de montagne, ont terriblement souffert de l’empiétement de l’hiver sur la période de la floraison.

Les inflorescences pourtant prometteuses ont, toutes, subi la coulure, puis le pourrissement. Il en est de même pour l’amandier pourtant réputé rustique.

Les espèces fruitières se sont adaptées au microclimat dans lequel elles végètent, en programmant leurs cycles végétatifs selon les périodes appropriées.

La floraison et la fécondation nécessitent du beau temps, pour favoriser le travail du vent et des insectes.

On a remarqué ainsi que la floraison en plaine et plus précoce qu’en altitude, du fait que la remontée des températures commence d’abord par la plaine. Mais les bouleversements de ces derrières années ont eu des effets visibles sur les arbres fruitiers, et qui souvent se trouvent contrariés par le retour inattendu d’un froid hors saison. Cela a été le cas cette année.

Les espèces à pépins, tels le poirier et le pommier fleurissent plus tard. Elles ont beaucoup mieux passé le cap délicat et décisif de la floraison, puisque des rendements de l’ordre de 30 à 40 quintaux par hectare sont attendus prochainement.

Les agriculteurs de montagne pourront aussi se consoler avec la production fourragère abondante, dont la fenaison est d’ailleurs en cours.

Amarouche