Méconnaissable, sans fond de jeu, inefficace devant et vulnérable dans sa surface de réparation, face à cette équipe des Rouge et Noir, contre lesquels il s’agissait de prendre leur revanche, les camarades de Chaouchi n’ont à aucun moment montré qu’ils tenaient à se qualifier.
Pousse-ballon, dribbles de trop, erreurs défensives à en revendre, voilà toute la facette des Canaris lors de cette première mi-temps de jeu de cette demi-finale de Coupe d’Algérie. Ceci au moment où les Algérois, plus volontaires et non moins accrocheurs, menaient le bal à leur guise et ne rencontrant aucune résistance. Résultat de cette première manche : deux buts signés respectivement
Abutta à la 16’et Boucherit à la 42’sur un pénalty accordé par le référé Djaballah. On aurait pu s’interroger sur les causes d’une certaine méforme du club. Mais non. Vous n’y pensez pas. Et toujours la même réticence du coach, soutenu par les atermoiements de son boss, qui, selon la même malsaine mécanique, nourrit la même hystérie de » la faute à l’arbitre » ou tout autre commentaire du style » les joueurs n’ont pas appliqué les consignes « . Hier, en tout cas au stade Tchaker de Blida, les Canaris de la JSK, plus aphones que jamais, ont montré toutes leurs insuffisances face à un adversaire qui était prenable.
La complicité malsaine Hannachi-Aït Djoudi, bâtie sur l’autel de l’ignorance, a-t-elle buté sur la réalité ? Tout porte à le croire en ce sens que durant toute la partie, il n’y avait pas une once, alors là pas une once de ce qu’on nous a déjà donné de savoir sur cette équipe à l’armoirie débordante. A l’exception du gardien Chaouchi qui a fait ce qu’il a pu, tous les dix autres acteurs donnaient cette impression d’avoir la tête ailleurs. Trainant la patte, et redoublant de maladresses, les Zafour, Zafour, Herkat et consorts sont à créditer d’une bonne correction que nulle indulgence ne saurait y remédier.
En effet, quand on voit le premier cité se pavaner dans la surface adverse et le second servir sur un plateau d’argent une balle à Abutta, c’est que quelque chose ne tourne pas rond dans ce dispositif mis en place par Ait Djoudi, sous la bénédiction de Hannachi qui donne l’impression de ne pas s’en mêler mais que d’aucuns savent que le dernier mot lui revient. Faut-il s’extasier à l’idée que ce match a sonné le glas pour cette équipe qui gagne sans le mériter ? Ou doit-on, à l’inverse, trouver les éternels subterfuges pour continuer à se mentir ? Si la première, véritable électrochoc, n’arrange nullement les affaires du binôme incriminé et que la seconde va à contre – courant des aspirations des millions de supporters sincères, en ce qui nous concerne, notre choix est vite fait.
L’ère Hannachi agonise, alors pour cet amour de la JSK, avec lequel il ne cesse de nous assommer, qu’il ait le courage d’assumer ses erreurs en quittant le navire. Il chavirera un moment peut-être mais il retrouvera son port d’attache.
Yannis Zafane
