Des éleveurs et agriculteurs de la localité d’Iouakouren, située à la sortie nord-est du chef-lieu de la commune de Saharidj,, nous ont approché afin de nous faire part d’une invasion jamais observée sur l’ensemble des pâturages et vignobles par les chenilles.
Ces éleveurs ressentent une vive inquiétude quant à l’éventuelle répercussion de ce « tapis de chenilles », selon leurs dires, sur la santé animale et végétale. « Cet insecte qui ne peut pas se déplacer rapidement et ne peut donc s’écarter à temps devant un animal et ce à l’instar des autres insectes, ce qui fait avaler au cheptel une quantité considérable de ces chenilles avec l’herbe broutée, reste à savoir quels effets secondaires pourraient survenir », s’inquiète un éleveur d’Iouakouren.
« Sur un autre volet, la chenille se nourrit des bourgeons et des feuilles d’arbre, elle dénude complètement terrain et branches d’arbres fruitiers sur son passage, la chenille est un insecte local bien connu qui apparaît généralement immédiatement après les fréquentes brumes de mars et avril, ce qui fait dire aux vieux paysans qu’il provient de cette brume même, alors qu’en fait, c’est au début du printemps que la chenille fait sa nidification en se confectionnant un nid de la forme et du volume d’une balle de tennis à l’aide de fils semblables à ceux de l’araignée », explique un fellah.
Loin heureusement d’avoir la force destructrice des sauterelles, la chenille reste cependant une menace pour le cheptel et le tissu végétal, une menace qui pèse sur l’écosystème et qu’il y a bien lieu de prendre en charge.
Omar S.
