Combien de fois l’avons-nous rapporté, le chemin allant de la RN 25, passant par Tafoughalt vers Tizi Ghennif et plus précisément jusqu’à Ibandouthen, est entièrement dégradé, notamment à Ath Itchir. Le bitumage de cet axe routier d’une distance de dix kilomètres en tri-couches dans les PSD est une opération des plus attendues par les populations de ce versant évalué à près de quinze mille habitants.
Les travaux ont été lancés la semaine dernière à partir du pont de Tamda Ali relevant de la commune d’Aït Yahia Moussa. La première tranche d’environ trois kilomètres est déjà terminée. Certes, ce projet est bien accueilli par les habitants du village de Tafoughalt qui ont longtemps souffert de l’état de cette route qui garde encore le tracé de celle utilisée par les camions militaires de l’occupation coloniale, mais leur joie n’a été compléte qu’après qu’on leur eût accordé le revêtement du tronçon restant, c’est-à-dire celui allant de l’intersection d’Idalithen jusqu’à Ikharvene. « Nous avons accueilli avec joie cette initiative. Notre combat est d’insister à l’avenir afin que les pouvoirs publics changent ce tracé ; ce dernier est si abrupt que les transporteurs le redoutent, surtout en été. Notre objectif est aussi de convaincre les autorités à ouvrir une route vers le chef-lieu par Amalou Ouzidhoudh », nous a déclaré un membre du comité Tadukli qui a organisé avant-hier un volontariat à l’intérieur du village. En somme, le revêtement de cette route, — trente ans après son premier bitumage —, est un autre atout pour tous les usagers. Car, se déplacer d’Ath Itchir vers Tizi Ouzou permet au citoyen d’économiser non seulement de l’argent, mais aussi du temps.
En fait, c’est un raccourci pour plus de dix mille habitants. Alors que les citoyens d’El Hammam, peuvent facilement rallier leur chef-lieu M’kira sans transiter par Draâ El Mizan et Tizi Ghennif. Il est attendu d’inscrire une même opération pour les habitants d’Ath Rahmoune et de Tarikht. Le revêtement de ce chemin intercommunal vers M’kira est une autre urgence.
Amar Ouramdane
