Appel unanime au fair play

D’emblée et comme il fallait s’y attendre, les deux drivers, tout heureux d’avoir mené leurs clubs en finale de Coupe d’Algérie, ont, chacun en ce qui le concerne, fait part de leur joie de fouler le stade mythique avec l’espoir de s’adjuger le trophée tant convoité après avoir raté le titre. Mais à côté de cette ambition, tout ce qu’il y a de plus légitime, aussi bien le coach du Mouloudia que celui de l’USMA ont fait savoir, dans une déclaration préliminaire, leur désir de voir se dérouler cette rencontre dans les meilleurs conditions possibles de fair play et de sportivité. Par ailleurs, si le coach du Mouloudia affichait une sensible confiance, en raison peut-être de la forme qu’affiche son club, celui de l’USMA, plus mesuré, n’était pas en reste et se permettait même de taquiner son collègue en lui prédisant une issue tout autre que celle de l’an dernier. En tout cas, pour les deux invités du forum, ce match revêt un caractère particulier aussi bien pour le public que pour les joueurs. Le coach italien du Mouloudia n’a pas manqué de relever, pour sa part que « cette rencontre sera difficile car, selon lui, il s’agit d’un derby classique ». Il sera également difficile pour les camarades de Badji en raison de la fatigue des joueurs et de l’aspect psychologique qu’une telle rencontre ne manquera pas d’y puiser.

Enrico Fabbro

« J’appelle les supporters à respecter le fair play »

Insistant longuement sur le déroulement de ce match qui drainera la grande foule, le coach italien, s’est dit très angoissé, à quelque jours de ce derby, car selon lui, c’est pour la première fois de sa vie qu’il aura à diriger une rencontre d’une telle envergure, surtout qu’il n’est pas sans savoir que le traditionnel derby de la capitale a, de tout temps, fait monter l’adrénaline dans la capitale. « J’insiste beaucoup sur l’esprit sportif, aussi bien sur le terrain que dans les gradins, afin, a-t-il ajouté, que le match soit un rendez-vous footballistique de haute facture », ne cessait-il pas de souligner.

« C’est ma première expérience en Algérie, a-t-il tenu à souligner, et le premier entraineur italien à venir entrainer un club algérien et c’est pour cela que je tiens à la réussir en assistant, pourquoi pas, à la victoire de mon club, sinon au déroulement d’un match correct empreint de sportivité et de fair play », a encore ajouté celui qui a quitté son Italie pour une virée dans l’Algérois.

Rachid Belhout : « Cette année, ce sera différent »

Avant d’aborder l’aspect purement sportif de la rencontre de ce jeudi, le coach des Rouge et Noir a tenu à faire part aux journalistes présents de sa tristesse de voir qu’une campagne de déstabilisation est en train de faire son chemin du côté de Sétif quant à un supposé comportement dans sa vie quotidienne. C’est pourquoi il a insisté pour que les reporters mettent en exergue qu’il est très loin de ce qui est en train de se dire. « Que les gens cessent de calomnier », ne cessait-il de dire. Quant à la rencontre de ce week – end, à laquelle il accorde une importance toute particulière, le coach usmiste a souligné que la saison a été longue, ce qui l’a contraint à refaire ses calculs. Il souhaite bien évidemment que cette édition de Coupe d’Algérie soit une occasion pour son team de brandir le trophée afin de vaincre le signe indien. Quant à l’aspect organisationnels, Rachid Belhout n’a pas omis de mentionner que « les deux publics du Mouloudia et de l’USMA méritent cette grande finale ».

Par ailleurs, et dans le souci de bien expliciter l’aspect tactique de cette rencontre que des milliers de fans appréhendent, les deux coachs n’ont pas manqué de relever que ce sera différent des matches de championnat en ce sens qu’une rencontre de finale de Coupe d’Algérie présente un sous-bassement d’ordre psychologique. En d’autres termes, cette finale se jouera sur une erreur tactique ou sur une action individuelle, loin des schémas préconisés par les entraîneurs.

Enfin, s’il est de notoriété publique que de telles rencontres ne manqueront pas de drainer la grande foule, il est tout aussi évident que le récipiendaire du trophée sera algérois. C’est avec cette note d’humour que les deux coachs ont tenu à clore le face-à-face en souhaitant, chacun de son côté, que le meilleur gagne…

Yannis Zafane