Si le taux de réussite à l’examen du BEM dans la wilaya de Tizi Ouzou est de 42% pour l’ensemble de la daïra de Draâ El Mizan, laquelle compte douze collèges, il est de 35,63. Ce chiffre reste bien entendu insuffisant. “C’est un camouflet”, dira un directeur de collège. Au regard des résultats obtenus respectivement dans ces douze établissements, il ressort qu’on trouve en tête le CEM Frères-Harchaoui, à la première place avec un taux de 54,40%, talonné par Krim-Rabah avec un pourcentage considéré comme excellent avec 50%. Au niveau du CEM Harchaoui, on citera l’excellente performance de deux filles à savoir Lydia Lounis et Lydia Mellaz lesquelles ont obtenu respectivement 17,15 sur 20 et 16,98 sur 20. Pour les CEM implantés dans les zones rurales, il y a lieu de dire que le CEM de Boumahni et celui de Sanana sont à encourager après avoir obtenu 49,99% et 40% dans cet examen. Quand aux autres 27,14 CEM Frères-Oudni d’Aït Yahia Moussa 31%, celui de Tachtiouine avec 32%. Deux taux très faibles : CEM de Tazrout : 19%, CEM de Tafoughalt 24%, méritent d’être soulignés. La surprise vient du CEM nouveau. Ce dernier n’a pas dépassé les 35% et pourtant il est l’un des meilleurs établissements de la ville. On constate d’autre part le bon résultat obtenu par le CEM dit Base 7. En effet, ce dernier a eu 42,17%, arrachant la quatrième place au niveau de la daïra. Cet établissement a ouvert ses portes au début du mois d’octobre dans des conditions difficiles. A ce sujet Mohamed Belaziz en sa qualité de directeur de ce collège nous a fait cette déclaration : “C’est un très bon résultat. Nous avons eu des élèves affectés après “glissement”, c’est-à-dire des élèves perturbateurs. Le personnel aussi. Mais je tiens à le féliciter en dépit de tous les problèmes. Le CEM est implanté dans une zone difficile. Cependant, nous avons tout de même pu instaurer une discipline exemplaire et réussi à lutter contre l’insécurité. Nous n’avons pas tous les moyens qu’ont les autres”. Et de conclure : “je suis toujours écœuré quand je me rappelle que durant toute l’année, nos élèves se restauraient d’un quignon de pain et d’un tube de Flash. Nous attendons toujours l’ouverture de la cantine. Nos élèves ont souffert”.
Amar Ouramdane
