L’annonce en grande pompe, a été faite hier, par Hamiani, lors d’une conférence de presse organisée au siège du FCE. Il convient de signaler d’emblée, que le point nodal de cette rencontre, la 4e du genre est, le renforcement des liens, déjà établis, entre les investisseurs français, et leurs homologues algériens. Réda Hamiani, n’est pas allé de main morte, pour indiquer, à la presse, que sa délégation, composée de 60 personnes, aura à défendre les opportunités offertes par le marché algérien en matière d’investissement. Cette rencontre biannuelle, (la 1ère en Algérie, et la deuxième en France), revêt un cachet très particulier. Et pour cause, le FCE, selon le conférencier, passera l’étape du discours officiel, prôné par les institutions étatiques, en engageant un discours direct avec le monde économique français. En d’autres termes, la délégation algérienne pèsera de tout son poids, pour convaincre, d’une part, les opérateurs et investisseurs de la cinquième puissance mondiale, à s’investir en Algérie, et d’autre part, en finir avec la langue de bois, usitée chez nos hommes politiques. A se fier aux propos de Hamiani, l’objectif global de cette entrevue, c’est séduire, convaincre, et faire venir les opérateurs économiques français, dans notre pays, où moment où les hommes politiques, n’ont pas vraiment réussi, pour ne pas dire, échoué.
Le séjour parisien, permettra à la représentation algérienne, de rencontrer la présidente du MEDEF, Mme Parisot, ainsi que l’Agence française des investissements internationaux (AFII). M Silguy, président du comité Algérie de Medef International, présidera avec Hamiani, l’ouverture des travaux, en séance plénière. Ceux-ci, porteront sur les dernières évolutions des relations entre entreprises françaises et algériennes : organisation et perspectives 2008, la loi de finances et les orientations budgétaires de l’Algérie, la politique industrielle et les privatisations, et en fin, la concurrence internationale en Algérie et la stratégie des grands investisseurs étrangers (UE, USA, Chine, Pays du Golfe). M. Hamiani, a tenu à indiquer que la délégation du FCE, sera reçue par le secrétaire général du Quai d’Orsay. Une aide accrue pour ouvrir le marché français aux produits algériens, la libre circulation des personnes, l’aide au retour de l’élite algérienne, et surtout l’aide consistant en l’amélioration de l’image de notre pays, véhiculée par les médias français, telles sont les attentes souhaitées par Hamiani durant ce séjour. » On compte sur l’appui du Medef, pour la concrétisation du processus d’adhésion de l’Algérie à l’OMC « , a-t-il souligné. » Il ne faut pas se contenter de parler des relations entre les deux pays, ayant trait à la lutte contre le terrorisme, et au flux migratoire, mais se concerter sur tout ce qui est relatif aux investissements » dira-t-il. La preuve en est, les pourparlers entre les deux délégations, relatifs à la consolidation des affaires, l’assistance et l’accompagnement dans la réalisation des projets. Dans le même ordre d’idées, le FCE va servir, selon son président, d’un trait d’union entre les opérateurs des deux pays. » Le FCE se propose d’être un lien entre les investisseurs étrangers et nationaux, par ses liens forts au sein des institutions de l’Etat, dans le cadre de la facilité des procédures d’investissements » a-t-il soutenu. Une cellule paritaire, composée de 4 personnes sera installée, et aura la charge de faire un lien ainsi que le rapprochement entre les entreprises des deux rives de la méditerranée. Il sera également question des ateliers où il sera abordé les différentes formes de partenariat, les priorités, la réglementation, et la compétitivité. En somme, Hamiani a plaidé hier, pour que le secteur économique et financier dépasse enfin toutes les entraves et aléas politiques. Place désormais aux investissements, a-t-il ajouté. Par ailleurs, l’orateur a commenté la prochaine visite du Président français, Nicolas Sarkozy, le mois de juillet prochain. » C’est un signal fort dans la consolidation de nos rapports existants » a-t-il déclaré, précisant au passage, que les relations économiques, vont à coup sûr, connaître un nouveau souffle.
Salah Benreguia
