l Bien que soit créée au début des années 70, la commune d’Aït Yahia ne dispose encore d’aucune unité chargée de la sécurité des biens et des personnes, à l’exception du détachement de la Garde communale installée à la fin des années 90 dans le cadre de la lutte antiterroriste. La population de cette région, ô combien déshéritée, a souffert longtemps de l’insécurité. « En hiver, il est impossible de sortir dehors », nous a déclaré un habitant du chef-lieu ayant signé la pétition dans laquelle les signataires avaient demandé des unités de sécurité. Ainsi, il a été accordé pour cette commune une brigade de gendarmerie ainsi qu’une Sûreté urbaine. Pour la première, le choix de terrain a été fait. Quant à la seconde, c’est-à-dire la Sûreté urbaine, une entreprise est sur place pour lancer les travaux. Cette infrastructure tant attendue est prévue en face du siège de l’APC. « Les échoppes de fortune installées par les jeunes ont été détruites. Les transporteurs en direction de Draâ El Mizan ainsi que ceux assurant les autres lignes ont été déplacés. Ce terrain a été choisi depuis bien longtemps. Et puis, c’est la seule assiette qui convient à ce projet », nous a dit une source locale. En tout cas, ce projet n’a fait que des contents car il est devenu une nécessité dans cette localité. Si les citoyens ont accueilli avec joie ce projet, les fonctionnaires le sont encore plus. Combien de fois ont-ils été agressés dans leurs bureaux ? L’un d’eux a vu la lunette arrière de son véhicule voler en éclats alors qu’il était dans son poste. L’agence postale a fait l’objet de deux hold-up en plein jour. Quant aux vols de magasins ou encore de radio-cassettes, ils se sont multipliés ces dernières années. Il est attendu aussi le lancement de la brigade de gendarmerie car ce corps est habilité à régler la situation dans les villages. Cela étant, ces deux institutions vont indubitablement rétablir la sécurité à Oued Ksari livrée durant des années à l’insécurité de tout bord.
Amar Ouramdane
