A quand la reconstruction du centre-ville ?

Alors que la troisième année post-séisme est déjà entamée, le centre-ville de Bordj Menaiel, en particulier le Boulevard Amirouche constitué essentiellement de vieilles bâtisses d’un niveau (R+1) semble voué à l’abandon. Au demeurant, à l’origine de cette situation exceptionnelle et problématique des litiges opposant les propriétaires et les locataires d’une part, de l’autre le refus catégorique des commerçants de quitter leurs locaux avant qu’ils ne soient indemnisés, ou « du moins qu’une solution concrète nous soit proposée avant la démolition » réclament-t-ils par ailleurs. Ainsi aujourd’hui encore, le centre-ville offre un aspect de désolation. Indéniablement, les autorités concernées doivent prendre les décisions qui s’imposent. « Devant l’absence d’un vis-a-vis homogène avec des doléances précises, il est pour le moins difficile de dégager un consensus entre les différentes parties, qui ne s’arrêtent pas de se querelle même en pleine séance de concertation auxquelles nous les avions conviés », justifiera le wali quant au retard accusé dans le dénoument de ce blocage lors de son dernier point de presse tenu sur le bilan de la gestion des effets du séisme du 21 mai 2003. De même que dans la perspective`de régler définitivement la question liée à l’indemnisation des commerçants « un groupe de travail, installé récemment au niveau du gouvernement, s’attellera à trouver une formule adéquate à même de résoudre ce différend », indiquera également le premier magistrat de la wilaya avant d’ajouter que dans l’immediat, suite à une convention signée avec l’OPGI « la où les locaux appartenant à cet organisme sont disponibles et seront cédés pour location aux commerçants touchés par le séisme à travers toute la wilaya de Boumerdés. Enfin, pour pouvoir contribuer positivement à débloquer la situation de ce quartier le mieux serait que les habitants s’organisent en comité lequel se constituera en interlocuteur faible ».

Saïd B.