« Il n’y a que la lutte qui paie! »

Cela s’apparente vraisemblablement à l’amorce d’un énième bras de fer entre le Conseil national des enseignants du supérieur (CNES) et la tutelle. En effet, dans une déclaration du syndicat des enseignants du supérieur, il est établi un constat amer de la situation dont laquelle baignent leurs revendications. Des revendications qui datent de six ans.

Relatant les résultas des pourparlers engagés avec le département de Harraoubia, à l’issue du mouvement de protestation enclenché le 13 mai 2006, les représentants des enseignants du supérieur n’ont pas omis de souligner la réussite d’un  » exploit historique pour tous les Algériens « , concernant les engagements pris par la tutelle. Ceux-ci ont trait, rappellent-ils, au déblocage de l’augmentation des salaires des fonctionnaires dès le mois de juillet 2006, alors que, est-il mentionné dans la déclaration,  » la discussion de celle-ci était programmée pour la rentrée sociale (octobre 2006) dans le cadre de la tripartite « , la promulgation par ordonnance du statut général de la Fonction publique,  » qui devait être programmée pour la session d’automne du Parlement pour débat « , mais aussi l’augmentation de la prime de rendement pour les enseignants du supérieur représentant 10% du salaire et la promesse de la promulgation du statut particulier de l’enseignant-chercheur avant la fin de l’année 2006.

Le CNES qui rappelle que la tutelle a réuni en toute urgence le 22 juillet 2006 la commission mixte sur le statut particulier et  » certains membres de cette commission « , représentant le CNES, qui n’ont pas  » hésité à déclarer publiquement que le projet est fin prêt  » et que la question du salaire est  » définitivement résolue du moment que les salaires des enseignants vont aller jusqu’à 150 000 DA « . Cette réunion, ajoutent les contestataires est venue, rien que pour  » calmer les esprits et arrêter l’élan de contestation « , au sein des enseignants et  » donner l’impression que ces promesses sont bien réelles « , ont-ils déploré, relevant amèrement le non- respect des engagements écrits et publics du ministre de l’Enseignement supérieur, Rachid Harraoubia.

Devant un tel constat, la Coordination nationale du CNES appelle l’ensemble des enseignants universitaires à une mobilisation massive dès la prochaine rentrée universitaire, car selon eux,  » il n’y a que la lutte qui paie ! « .

Y. M.