L’APC de Mizrana reste bloquée

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L’alliance a été enterrée définitivement après une bagarre entre les élus du parti de Saïd Sadi. Cela sans omettre le bloc d’opposition formé par le FFS et le RND, qui ont affiché dès le départ leur désaccord vis-à-vis de l’équipe aux commandes de la commune.

En dépit des subventions conséquentes de l’Etat octroyées à toutes les communes, dont le montant s’est vu multiplié presque par dix, la commune de Mizrana demeure déshéritée, car selon les élus de l’opposition, la crise est avant tout politique. Après cette crise étalée au grand jour, les choses se sont accélérées. L’exécutif s’est retrouvé minoritaire et l’opposition majoritaire avec 4 élus. L’opposition contre toute logique, exige le départ du maire. Mais ce dernier campe sur ses positions, en dépit du blocage du fonctionnement de la commune.

A défaut de cette démission, la daïra de Tigzirt procède par dérogation et assure les formalités nécessaires pour un fonctionnement minimal de l’APC, à l’exemple de la signature des salaires, ou encore des projets PCD.

Plusieurs entrepreneurs nous ont par ailleurs contacté, pour dénoncer les problèmes qu’ils rencontrent suite à ce blocage. En effet, si les petits projets des PCD sont validés par dérogation par le chef de daïra de Tigzirt, ce n’est pas le cas des grands projets : “Je me retrouve bloqué et piégé dans le projet de revêtement d’une route dont le montant dépasse les 700 millions. Mon entreprise en pâtit et je trouve cela injuste”, nous a déclaré un entrepreneur.

Par ailleurs, les grands maux de la commune, particulièrement ceux du chef-lieu, sont toujours là. A l’exemple de l’épineux problème de la pénurie d’eau et du revêtement de la route principale traversant le chef-lieu, dans un état impraticable, dont les travaux s’éternisent. L’on cite entre autres le projet de réalisation d’un Complexe sportif de proximité (CSP), octroyé depuis plus d’une année, mais dont on n’a pas vu la concrétisation sur le terrain.

Le programme des 90 logements sociaux ne sont toujours pas engagés. Le foyer de jeunes achevé depuis presque une année, reste fermé, suite à l’absence de l’électricité, et ce au grand dam des jeunes de cette commune qui se noient dans le marasme, l’oisiveté et le sentiment d’être laissés-pour-compte. Au village Tibecharin, les classes d’école dans un piteux état, ne sont pas prises en charge. La commune est toujours sans décharge publique, les routes de Tizi n’Bouali, Tikiouche et Tamazirt sont dans le même état. Et pourtant, l’APC dispose d’engins et de tous les moyens lui permettant d’organiser, pour le moins, des volontariats afin de tenter de réparer ces routes.

Contacté, un élu de l’opposition a confirmé le constat lamentable caractérisant cette commune. Et de déclarer : “Effectivement, la situation de notre commune est triste. J’impute cette réalité au maire qui s’entête à nier son incapacité, sa mauvaise gestion et son échec”. Pourtant, Mizrana, commune à l’avant-garde de toutes les luttes, mérite mieux que ce sort pitoyable qu’on veut lui imposer injustement.

Mourad Hammami

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