La pré-inscription, une épreuve pour les bacheliers

Les bacheliers qui ont pu retirer hier leurs attestations de succès et des prospectus destinés à les assister par des renseignements utiles, dans le choix de la filière pédagogique à suivre sont surpris par la taille impressionnante des dossiers à fournir pour procéder à leur pré-inscription. La batterie de papiers à fournir passe par plusieurs institutions locales ou centralisées au niveau des chefs-lieux de daïra ou de wilaya.

Véritable casse-tête chinois qui vient même à bout de cette joie éprouvée par tout un chacun au moment de retrouver son nom sur la liste des lauréats. Leur périple passe par l’état-civil pour solliciter des extraits de naissance d’origine et des certificats de résidence.

Il leur faudra aussi cavaler auprès des impôts, de la justice, des pompiers pour avoir un extrait de rôles, un certificat de nationalité et une attestation de kilométrage. Une course contre la montre qui retarde, voire qui gâche les vacances des lauréats. Situation piètre pour les bacheliers dont les parents sont des enseignants à Beni Mensour. Et pourquoi donc ? Pour cause, ces bacheliers ne savent plus à qui s’adresser pour se faire délivrer le relevé des émoluments exigé dans les dossiers à constituer.

La raison est que dans le CEM de Beni Mansour il n’y a pas de gestionnaire. Une situation qui va obliger les parents à se déplacer à Béjaïa pour supplier le service paie de l’académie de le délivrer.

Le parcours du combattant pour les bacheliers et leurs parents est tel que les uns et les autres se demandent si ceux qui ont échoué ne sont pas les plus heureux car épargnés par cet éprouvant dédale bureaucratique. Que faire en attendant leur pré-inscription sinon prendre leur mal en patience !

Z. F.