L’angoisse des admis, sans mention

l Pour beaucoup de bacheliers, la joie manifestée lors de la proclamation des résultats, a, par la suite, laissé place à l’angoisse de l’inscription. Ceux à qui on propose un large éventail de choix des filières ne sont pas nombreux. En effet, les futurs universitaires que nous avons abordés, nous font part de leurs appréhension et attendent avec angoisse la confirmation de leur inscription. ll est vrai que l’école supérieure de banque ou l’INI qui ont leurs exigences en matière de compétences, sont réservés à l’élite, c’est-à-dire les meilleures moyennes au bac. Quant aux autres, elles ne sont pas toutes à la portée du premier venu. « Pour prétendre à certaines filières, telle la médecine, il faut se présenter avec un relevé de notes à la hauteur de la discipline » nous dira un jeune bachelier qui n’a pu obtenir que 11,28/20. Pour les admis sans mention, il ne reste que les accessits ou les cycles courts. Et là aussi, la priorité est accordée suivant les résultats obtenus et non en fonction des vœux de chacun. « La fiche de vœux que je viens de remplir ne correspond pas du tout à ce que j’aimerais étudier ». avoue un autre, qui doit tout de même s’inscrire, dans les délais. Comme chaque année, les quelques bacheliers que nous avons contactés projettent déjà de repasser leur examen, l’an prochain. Ce qu’ils ne peuvent faire qu’en candidats libres. Beaucoup d’universitaires dans des cas similaires « blanchissent » leur année en attendant de repasser le bac l’année suivante, dans l’espoir d’avoir une moyenne suffisante qui leur permettra de suivre des études dans la branche choisie. « Nous ne pouvons pas être tous des médecins. Mais avec tous les sacrifices consentis pour avoir le bac, nous sommes en droit d’espérer suivre des études qui nous conviennent. A ce rythme, il aurait mieux valu qu’on nous recale et qu’on nous permette de doubler », nous dira un jeune qui ne trouve aucune filière qui corresponde à ses aspirations. Notons enfin, que de nombreux « élus » se plaignent des difficultés d’accès au site.

Ouaïtslidh fête ses lauréats

l La monotonie régnant à Ouaïtslidh, ce petit village de la commune d’Aïn El Hammam, vient d’être cassée, ce jeudi, grâce à l’initiative de Amer, un jeune chômeur du village qui n’a pas été insensible aux résultats obtenus par les élèves de chez lui. Peu instruit, pourtant, il a profité de l’occasion pour organiser, seul, une soirée à laquelle étaient conviés tous les villageois, et bien sûr les lauréats des examens de fin d’année qui devaient être honorés, en la circonstance. Vu le nombre d’habitants de ce petit bourg, 34 admis aux différents examens (bac, BEM, sixième) est ressenti comme une grande satisfaction et un honneur. Ceux qui ont pris le micro, même des vieilles femmes, ont tenu à leur rendre hommage en les citant comme exemple à suivre pour les candidats des années à venir. Les cadeaux remis à tous les admis, ont été acquis par Amer qui a organisé une quête auprès des villageois. Ces derniers ont apprécié le geste qui a permis non seulement de distinguer les meilleurs enfants du village mais aussi de réunir ses habitants l’espace d’une soirée de danse et de joie animée par un disk jockey.

Finalement, il n’est nullement besoin de disposer de gros moyens pour mettre de l’ambiance dans un village ou une ville, lorsque la volonté de bien faire existe.

Nacer B.