Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Yazid Zerhouni veut couper l’herbe à toute spéculation sur le mode d’adoption du nouveau code communal et de wilaya, un projet de loi en gestation au niveau de son département. La raison ? Certains partis politiques siégeant au Parlement, l’opposition notamment, contestent la méthode consistant à légiférer par ordonnance présidentielle, voyant en cela une déconsidération et un mépris pour les élus du peuple. Selon le ministre, ces lois ne seront pas légiférées par ordonnance présidentielle étant donné qu’il n’y a pas « d’urgence ». « Même si toutes les lois peuvent passer par ordonnance, à part les lois organiques qui ont une procédure particulière, il vaut mieux que la loi électorale et le code communal soient programmés, examinés et débattus au Parlement », a-t-il expliqué.
Le chargé du département de l’Intérieur a soutenu que ces lois seront soumises à l’appréciation des parlementaires avant même la tenue des élections locales prévues pour fin novembre prochain. Cela au moment ou la session du printemps du Parlement sera clôturée aujourd’hui. Sur un autre chapitre, M. Zerhouni a déploré le manque d’effectifs dans les rangs de la police au niveau national, en estimant que la moitié des daïras de l’Algérie ne dispose pas d’une Sûreté de daïra sur un ensemble de 541 départements existant dans notre pays.
Il a émis le souhait de combler ce retard : soit doter chaque daïra d’une sûreté, durant les trois prochaines années. De cette arithmétique, la Kabylie vient en pole position des régions dépourvues de ses structures de sécurités, délogés, rappelons-le après les événements tragiques du Printemps noir. Une situation bien dommageable qui a permis au phénomène du banditisme de prendre du poil de la bête. Autre sujet évoqué par le premier Policier du pays concerne « l’effort énorme », selon lui, par les pouvoirs publics dans le recrutement, la formation et l’équipement des nouveaux effectifs. Dans cet ordre d’idées, la Direction générale de la Sûreté nationale a recruté, a indiqué Zerhouni, 16 000 policiers. Un effort, quoique énorme, demeure incapable de répondre aux problèmes d’insécurité que vivent les Algériens au quotidien.
Hocine Lamriben
