Alors que les cours du pétrole, ayant atteint des sommets depuis plusieurs semaines, le président de l’Opep a déclaré que » l’Organisation pourrait augmenter sa production en septembre, ainsi qu’à la reprise de l’activité dans des raffineries américaines. » Cette déclaration, pour le moins inattendu, a provoqué un léger recul des prix du pétrole, lundi, à la réouverture des marchés.
En effet, sur l’Intercontinental Exchange de Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison de septembre cédait 47 cents, à 77,17 dollars.
Sur le New York Mercantile exchange (Nymex), le baril de » Light sweet crude » pour livraison d’août glissait de 35 cents à 75,90 dollars. Le pétrole pourrait atteindre une hausse jamais réalisée durant les jours à venir, disent les spécialistes, qui n’écartent pas la possibilité de cent dollars le baril. Pour sa part, l’Opep avait, pour l’heure, refusé d’augmenter son offre de brut afin de freiner la flambée des prix. Commentant cette hausse des prix du pétrole, le secrétaire général de l’Organisation avait même estimé en la mi-juillet que » les prix élevés du pétrole n’étaient en aucune façon liés à l’approvisionnement en pétrole brut. «
La consommation d’essence a ainsi atteint son deuxième plus haut niveau historique à 9,710 millions de barils par jour tandis que les stocks américains d’essence baissaient de 2,3 millions à 203,3 millions.
Par ailleurs, les cours restent soutenus par la vigueur de la demande mondiale, qui s’est en augmentation en cette période estivale, dont une nouvelle illustration a été donnée, jeudi avec les chiffres de la croissance économique chinoise.
Syphax Ait Ifilkou
