La progression se limitant à quelques admis de plus que l’an dernier, ne doit pas occulter que nos lycées occupent les peu reluisantes dernières places au classement de la wilaya.
Comme chaque année, 60% des élèves issus des deux lycées de la ville, ont été recalés au bac. Ces échecs répétés doivent interpeller tous les concernés qui doivent se pencher sur la situation et, comme on dit, « il n’y a pas d’effets sans causes ». Que fait-on, en fin d’année sinon constater les « dégâts » et attendre l’année suivante avec l’espoir de faire mieux ?
Par ailleurs, un nombre important des admis sont des « répétitifs » c’est-à-dire qu’ils viennent de passer leur examen pour la deuxième, voire la troisième fois si ce n’est plus. Cela aussi est devenu une habitude au point où, on console les recalés en leur disant « ce n’est rien. Ce n’est que la première fois, tu l’auras l’an prochain ». Et de citer bon nombre d’élèves qui l’ont obtenu au bout de la quatrième ou cinquième tentative. Comme si le bac ne doit s’obtenir qu’après plusieurs essais. Malheureusement, la chance n’est pas toujours, donné à tous de redoubler vu les conditions draconiennes imposées par le nombre, bien qu’un effort ait été fait cette année.
La question de l’âge revient souvent alors qu’en Kabylie, tous savent que l’année « du boycott scolaire » a pénalisé les élèves alors qu’on continue à faire comme si les enfants avaient tous doublé une classe.
Les lycées d’Aïn El-Hammam – le constat est amer- n’arrivent pas à sortir des dernières places au niveau de la wilaya. Les équipes pédagogiques, en collaboration avec les parents d’élèves, doivent cerner les causes de ces échecs répétés et prendre les décisions qui s’imposent pour prétendre à de meilleurs résultats. Certains filières telles les sciences de la vie et de la terre, ainsi que les sciences exactes, ne cessent de faire baisser les pourcentages de par leurs résultats très en dessous de la moyenne. Il serait intéressant de faire des sondages et de déterminer le nombre d’élèves admis du premier coup ainsi que celui des admis sans cours de soutien payants (devenus d’ailleurs à la mode).
Les réunions de fin d’année se limitent à appliquer rigoureusement les instructions limitant le nombre de doublants. Cette rigueur devrait aussi être de mise lorsqu’il s’agit d’orienter, de suivre les enfants qui ne sont pas tous des cancres, comme aiment à nous le faire croire certains.
Les mauvaises conditions de travail ne sont pas les seules à incriminer mais les autorités doivent, pour leur part, se pencher sur les difficultés rencontrées par ces établissements. Les directeurs, les enseignants, les parents doivent unir leurs efforts pour faire sortir les lycées de Aïn El-Hammam de cette situation.
Nacer B.
