La cote d’alerte

La ville de Larbaâ Nath Irathen, devenue désormais une cité hideuse, croule lamentablement encore et toujours sous des tonnes d’immondices de toute nature. Vitrine de la région montagneuse des Ath Irathen par excellence. Elle n’est pas à l’abri d’épidémies meurtrières. La prolifération des chiens, rats, chats infectés et autres animaux domestiques, l’amoncellement des « montagnes » d’ordures ménagères et l’incessante dégradation du cadre de vie laissent présager le pire. Des maladies d’un autre âge peuvent imminement refaire surface et constituer une réelle menace contrastant avec l’indifférence et le laxisme des responsables en charge du dossier. Loin d’être une cité imprenable et immunisée, elle est au contraire vulnérable. Egouts à ciel ouvert, décharges sauvages et odeurs pestilentielles, encouragent la reproduction de divers prédateurs, vecteurs d’infections trouvant dans cet environnement un éden inespéré. A travers tous les quartiers populeux et populaires de la ville, des odeurs insupportables et poussiéreuses agressent les narines. A la proximité des établissements scolaires, des édifices et services publics et autres locaux privés, sont devenus repoussants. Ils sont même l’exemple de ces poches d’insalubrités qui gangrènent le périmètre et le centre de l’agglomération de Larbaâ Nath Irathen.

Les enfants, habitant dans ces quartiers, pataugent dans des mares d’eau noirâtre et nauséabonde exposés à toutes les maladies telles que le choléra, la typhoïde, la rage. Leurs parents ne peuvent pas les empêcher de jouer ou de passer par là, car ici tout est dangereux. Pour d’autres habitants, ils sont habitués. « Ici, les rats, les chiens et autres moustiques », nous dira un habitant des 24-Logements, sont les maîtres des lieux « ils ne craignent plus d’homme, ils l’agressent ». Mais ce sont les enfants qui en sont exposés en premier. A la même cité, à l’est de la ville, le décor est autre, mais les problèmes sont les mêmes. Ces bâtiments construits dans cet endroit ont charrié leurs lots de désagréments. L’absence de civisme et la démission des élus locaux et autres responsables fait de cette cité un échantillon représentatif du parc immobilier. Ordures entassées, gravats, tessons de bouteilles en verre et en plastique, égouts à ciel ouvert, etc., sont les vecteurs communs de ces logements, construits en catimini à l’époque pour résorber la crise de logements. Résultat de cet empressement et de l’absence de civisme des locataires, la plupart des bâtiments donne l’air de dater du siècle dernier, à la vue de l’extérieur, une population se plaignant souvent de l’invasion des animaux errants répugnants en cette période de chaleur. Dans la ville de LNI, il n’est pas impossible que les eaux usées se mélangent à l’eau potable, les rares endroits qui ont réussi tant bien que mal à avoir une hygiène relative ne sont plus épargnés. Subissant des agressions répétées, ils ont perdu leur cachet d’antan, au vu des détritus qui s’entassent. En somme, la ville de « Fort National » n’est plus ce qu’elle était, elle se clochardise à vue d’œil et s’expose aux multiples risques épidémiologies. Pour tenter de venir à bout de ces dangers potentiels, les responsables chargés de la collecte des ordures ménagères et autres doivent redoubler d’efforts surtout en cette période estivale. Ces responsables feraient mieux de s’inspirer de la stratégie opérée par les élus d’Aït Oumalou quant à la méthode de ramassage des ordures… L’apparition des cas de typhoïde et de rage, ces derniers mois, dans certaines contrées de la Kabylie et du pays, appellent les services concernés locaux à renforcer les moyens matériels et humains et les citoyens à plus de vigilance et de civisme.

Pour collecter ces tonnes d’ordures générées par les citadins, l’APC doit travailler de jour comme de nuit afin d’éviter que les rejets, ne s’accumulent. Pour tenter de sensibiliser la population, les élus de la municipalité ont entamé l’année écoulée, une campagne de sensibilisation en direction des citoyens. Faisant appel à leur sens du civisme, il leur est demandé de ne sortir les poubelles qu’aux heures indiquées. Le message ne semble pas être passé, puisque les immondices sont sur le trottoir du lever du jour et y restent toute la journée. Incontestablement, les efforts de l’APC ne pourront aboutir sans l’implication citoyenne. La ville de Larbaâ Nath Irathen et ses villages continuent de crouler sous les ordures ménagères. Les services de nettoiement, d’hygiène et même de l’OPGI, semblent dépassés par l’ampleur de la tâche à accomplir. En attendant que la situation devienne maîtrisable sur tous les plans, la ville de Abane Ramdane a atteint la cote d’alerte.

S. K. S.

Alerte aux chats infestés

C’est le quatrième (4e) félin retrouvé et photographié mardi dernier à proximité des égouts éclatés et des tas d’ordures à la cité des 24-Logements, portant un gros abcès à la joue gauche.

Cette découverte qui n’est pas la première du genre, est venue après celle, il y a quelques mois à la cité du 5-Juillet à quelques mètres en contre-bas — où trois autres chats portant mystérieusement les mêmes maladies et au même endroit (joue gauche) et robes différentes furent signalées et rapportes dans nos précédentes éditions. L’animal infecté en question ne semble pas avoir été dérangé ni inquiété par notre présence, lors de notre déplacement sur les lieux accompagné par Aziz Dial élu RND. Sans commentaire.

S. K. S