Belle, mais sans plus

Une exclamation sortie spontanément du fond des entrailles, exprimant leur volonté d’étaler au grand jour leurs préoccupations, mais qui ne fut pas possible faute d’une oreille attentive, celle de celui habilité à apporter des solutions. Pourtant, la cité Foudi qui les a vus grandir, est située sur le carrefour donnant vers les portes est et ouest de Lakhdaria, à l’entame de la route remontant du CFPA vers le centre-ville, et ne montre aucun signe de délabrement malgré ses 30 ans d’âge. Un projet de 48 logements achevé en 1970, distribué en 1973, n’offrant aucune apparence de vieux bâti, seulement signale Karim « tous les espaces accueillant les balcons ont été reconvertis soit en cuisine, ou encore en débarras.  » Des transformations apportées du fait de la superficie des F3 de 72 m2, trop exigus pour contenir une famille nombreuse, dont la majorité ne travaille pas, un statut regrette Nassim qui « fait de nous des vauriens au regard de la société, et même de nos parents. « 

Un immobilisme aux effets négatifs amplifié par une carence à la cité Foudi d’un lieu de loisirs, à l’exemple du terrain approprié à la pratique sportive du Hay voisin Lakouir appelé communément Six, que ces jeunes épris d’activité physique auraient proposé à l’APC pour y aménager un stade. Celle-ci se serait opposée pour le motif, dit encore Nassim « d’une affectation de l’assiette foncière pour un projet de construction de logements sociaux.  » Se voyant dépourvus d’aires de jeux, les Ouled El Houma se sont rabattus sur les allées d’accès vers les immeubles, un recours perturbé suite aux travaux portant réhabilitation du réseau interne d’assainissement, se souvient encore Karim « il a fallu qu’on règle la note du gravier étalé sur les creusements. « 

Et ce n’est pas tout, il s’est avéré qu’après les multiples ruptures d’électricité enregistrées par la cité Foudi, privant ainsi les ménages de suivre leur programmes TV, de veiller en discutant sur divers sujets, de dormir tard en lisant, que le transformateur alimentant cette dernière ainsi qu’une bonne partie de l’éclairage public de Tizi Ivir affirme Belaid « n’est pas assez puissant pour éclairer autant de lampes. « 

A. Cherif