Fruit d’un partenariat entre l’Association Etoile culturelle d’Akbou et l’Association algérienne pour la protection de la santé de l’enfant, l’Ecole du jeune citoyen, première du genre dans toute la Kabylie, a vu le jour en 2003. Elle s’est assignée pour mission de repêcher les jeunes en difficultés pour leur offrir une deuxième chance de succès professionnel et de réinsertion sociale.
La prise en charge, qui s’adresse à tous les exclus du système éducatif, notamment les jeunes de milieux modestes, s’articule sur deux volets : un programme d’enseignement général et un programme d’éducation à la citoyenneté, à la santé, à l’environnement… etc. L’encadrement est assuré par une équipe de professeurs et de psychologues. Les résultats obtenus ont été à la hauteur des ambitions nourries, puisque sur les 186 élèves inscrits en classe terminale pendant les 4 années d’activités, 74 ont décroché leur bac.
Les 112 restants ont bénéficié d’une formation spécialisée dans des établissements publics ou privés. Les résultats de
l’année 2006/2007 font état de 21 admis sur 44 candidats, soit un taux de 47,72%.
La performance de cette école a été largement facilitée par les CFP publics et privés, la Maison de jeunes d’Akbou et la Direction de de l’action sociale ont tous apporté leur précieuse concours sur le terrain de l’activité sociale.
Mais voilà que l’argent, ce nerf de guerre, vient à manquer. Financée pendant trois années (2003-2006) par la Cimade, une ONG française dans le cadre d’un partenariat, l’activité de cette école a été difficilement assurée durant une année par les fonds propres de L’Etoile culturelle. Aussi, a-t-on tenu pour sauver cette institution d’une mort certaine, à “faire appel aux institutions, aux investisseurs et aux bailleurs de fonds quant à leur soutien pour la pérennisation de l’école”.
Nacer Maouche
