Dans le but de préserver le patrimoine hydraulique, les pouvoirs publics ne toléreront désormais plus les archaïques forages de puits par les particuliers, sans autorisation préalable des services hydrauliques et des autorités compétentes. Il est utile de rappeler que les dispositions réglementaires régissant cette pratique très courante en milieu rural, existent déjà depuis la nuit des temps, mais face à la pénurie de l’eau potable, les ménages n’avaient d’autre choix que de réaliser leurs propres sources d’eau en procédant au forage de puits sur leurs propriétés tout en faisant fi des lois en vigueur, d’autant que les pouvoirs publics acceptaient volontiers de fermer les yeux. C’est donc depuis quelques mois que les propriétaires de puits et autres sources d’eau ont été priés de se faire recenser auprès des subdivisions de l’hydraulique à travers toutes les daïras de la wilaya de Tizi Ouzou. Aucun forage ne sera dorénavant toléré sans autorisation de ces mêmes services. Tout le monde aura été averti, particulièrement les puisatiers et autres sourciers, surtout que des affiches mentionnant ces nouvelles dispositions réglementaires ont été placardées un peu partout.
C’est dire enfin, que c’est dans le double objectif de mieux gérer le réseau hydraulique et hydrographique de la région, mais aussi d’une gestion rationnelle de l’eau, que les autorités ont décidé de réagir face à celle prolifération de puits « sauvages ».
A signaler que dans la daïra de Maâtkas et autres circonscriptions, plusieurs jeunes se sont improvisés sourcier ou puisatiers, proposant leurs prestations de services aux particuliers désirant effectuer des forages. Ce sont précisément ces chantiers traditionnels qui ont été à l’origine de plusieurs accidents mortels par le passé. Il faut dire aussi que la cherté des factures d’eau a incité bien de monde à se rabattre sur la réalisation de puits.
Idir Lounès
