La décharge fermée par les citoyens

L’APC d’Azazga est depuis quelques temps confrontée à un sérieux problème, celui de la décharge qui vient d’être fermée par la population des deux villages Tadart et Ighil Bouzel.

« C’était l’ultime recours. Nous avons saisi auparavant les autorités locales, APC et services de la daïra, sur le danger que représente pour nous cette décharge. Mais en vain. Nous avons alors décidé de la fermer », nous a dit un villageois, en précisant d’ailleurs qu’avant d’opter pour cette solution, ils avaient donné un ultimatum aux mêmes autorités.

Il est vrai, doit-on dire, que cette décharge implantée sur les lieux depuis belle lurette est devenue plus que gênante. Elle est en fait située à proximité des habitations des deux villages sus-cités.

Les odeurs et les fumées qui s’en dégagent leur ont rendu la vie impossible. « On a longtemps résisté en espérant une solution de la part des autorités auxquelles nous avons donné tout le temps nécessaire, mais jusque-là rien et on n’en peut plus. La situation est devenue insupportable », explique encore le même villageois. Le président de l’APC d’Azazga que nous avons rencontré hier, reconnaît d’ailleurs que ladite décharge n’est pas implantée dans un lieu idéal.

« Cette décharge se trouvé là-bas depuis des années. Nous avons pris conscience que cette situation ne pouvait plus durer. Que les gens sachent que si on n’a pas trouvé une solution, ce n’est pas parce qu’on ne s’en est pas préoccupé, bien au contraire. Nous avons prospecté tous les lieux susceptibles d’accueillir cette décharge. Nous avons toujours voulu la délocaliser. Pour cela, nous avons retenu plusieurs parcelles de terrains, mais à chaque fois, on s’est vu confrontés à des oppositions. Des oppositions émanant des services forestiers, de l’hydraulique, des domaines ou tout simplement des citoyens. Cela pour vous dire que nous n’avons pas dormi sur nos deux oreilles, comme le laisse penser certains », explique M. Bennadji, premier responsable de la commune d’Azazga.

Celui-ci précise encore qu’un important projet de décharge intercommunale qui devrait s’implanter au lieudit Boubhir, a été retenu, mais rien de concret n’est venu voir le jour.

Le même P/APC a tenu à signaler, par ailleurs, que les élus du RCD au sein de son assemblée lui ont promis une solution mais ce n’était, dit-il, que de la poudre aux yeux. « Les élus ont clairement dit qu’ils allaient user des bonnes relations qu’ils entretiennent avec le P/APC de Fréha et celui d’Aghribs pour nous autoriser à porter nos poubelles à la décharge de Bouhelalou mais rien n’a été fait jusque-là. Toute honte bue et pour vraisemblablement gagner des points au profit de leur parti, ils sont revenus avec leur proposition absurde, Ne savent-ils pas en fait que la décharge de Bouhelalou a été aussi fermée au visage de l’APC de Fréha ? A vrai dire, les élus se moquaient de tout le monde. Ils ne savaient rien de rien par rapport à ce problème », a dit

M. Bennadji. Quoiqu’il en soit, l’APC d’Azazga ne sait plus sur quel pied danser, il leur a été formellement interdit de jeter leurs ordures à Yakouren et dans la décharge de Bouhinoun.

De ce fait, ces ordures ménagères risquent d’envahir la ville si une solution n’est pas envisagée rapidement. Une réunion au siège de la daïra devait se tenir dans l’après-midi d’hier pour débattre de cet épineux problème.

L’APC appuyée par les services de la daïra locale comptent en fait saisir les services de l’hydraulique pour tenter de les convaincre de lever les réserves sur un terrain qui a été choisi pour contenir cette décharge en attendant une solution définitive.

M. O. B.