Nouvelles mesures pour la prochaine rentrée scolaire

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En prévision de la prochaine rentrée scolaire 2007/2008, une correspondance émanant des services du ministère de l’Education nationale a atterri au niveau des directions de l’éducation des wilayas où tamazight est enseignée. Ce document comporte une série de mesures réclamées à plusieurs occasions par les praticiens de cette langue et qui visent essentiellement sa prise en charge par les pouvoirs publics. Le département de Benbouzid compte, à travers ce courrier, mettre fin à l’enseignement anarchique qui a caractérisé cette langue. Il a alors exigé que les élèves avant suivi des cours dans cette discipline continueront à en bénéficier en passant au niveau supérieur, tous paliers confondus.

Néanmoins, pour mener à bien cette opération, les services du ministère comptent ouvrir des postes budgétaires et recruter des formateurs issus de l’institut pédagogique et les licenciés en la matière. Ces derniers combleront le déficit, selon le document, au niveau des établissements où tamazight est enseignée pour pouvoir ensuite engager d’autres groupes pédagogiques dans d’autres écoles. Une manière d’assurer un élargissement progressif et rectifier ainsi l’anarchie existante.

Il faut dire que c’est pour la première fois que de telles mesures soient prises dans les moments opportuns, car ces futurs enseignants auront leurs affectations avant la rentrée des classes. L’autre point inséré dans cette correspondance relève du volume horaire imparti à cette matière. Les trois heures hebdomadaires exigées depuis déjà des années n’ont pas été respectées par certains chefs d’établissements qui ont outrepassé leurs prérogatives, allant jusqu’à les réduire à une heure par semaine ! Donc le document en question insiste sur le respect de ces directives et leur application. Comme il annonce la possibilité d’ajouter dans l’organisation pédagogique une heure de rattrapage. Pour les enseignants, cette correspondance vient leur limiter le nombre de divisions pédagogiques à prendre en charge. Il est ainsi précisé le nombre de six groupes soit un volume horaire qui ne dépasse pas les 18 heures hebdomadaires. Cette mesure est enfin venue à point nommé, car, dans certains établissements, on charge des enseignants à faire trente heures avec dix divisions pédagogiques !

Dans un autre registre, ce document, souligne l’importance de l’évaluation pédagogique qu’il n’omet pas de lier avec le coefficient. Pour cela, à compter de septembre prochain, le coefficient de tamazight sera de 2 au lieu de 1 et à tous les niveaux. Toujours selon ledit document, aucun apprenant n’aura le droit de sécher les cours de tamazight et assister aux autres. Une manière de mettre fin au caractère facultatif.

Il importe également de rappeler que ces mesures sont intervenues après les dernières rencontres ayant regroupé les responsables du ministère de l’Education, ceux du Haut-Commissariat à l’amazighité (HCA) et les représentants des enseignants.

Cette rencontre a eu lieu suite à la demande du HCA qui a jugé urgent d’assainir la situation de l’enseignement de tamazight et cette fois-ci la doléance a trouvé une oreille attentive. Maintenant que certains points débattus durant les différentes réunions tenues au siège du ministère sont satisfaits, les enseignants souhaitent vivement que leur tutelle ne lésine pas sur les efforts à l’effet de répondre favorablement aux autres doléances émises par leurs collègues et les représentants du HCA.

M. Smaïl

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