En cette période de grandes chaleurs, le non-respect des conditions de conservation de certains produits périssables peut engendrer des conséquences fâcheuses aux consommateurs de produits laitiers et autres boissons. Ces dernières sont exposées au soleil à longueur de journées à l’entrée des magasins avant de les ranger le soir pour les ressortir le lendemain. Certains commerçants, assoiffés des gains faciles, n’hésitent pas à vendre leurs produits même après les coupures d’électricité ayant duré plusieurs jours, alors que ces mêmes produits — même si la date de péremption n’est pas atteinte — sont bons à jeter au lieu de mettre en danger la santé publique, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’enfants en bas âge, qui ignorent tout des conditions hygiéniques du produit qu’ils veulent s’acheter. En l’absence de suivi et de contrôle de la qualité des produits par les services concernés, le risque de maladies qui peuvent être causées par la consommation de certains produits périssables n’est pas à écarter, si des mesures sérieuses et urgentes ne sont pas prises par les responsables du domaine. A titre d’exemple, le poisson dit « frais », qui se vend jusqu’à une heure tardive de la journée, exposé au soleil et à la poussière, risque de devenir un pur « poison frais ».
Achiou Lahlou
