La tasse de café passe à 15 dinars

l A partir du premier jour de ce mois d’août, les amateurs d’un petit noir « bien serré » doivent mettre un peu plus de sucre dans leur tasse ou leur gobelet jetable pour que le liquide puisse passer facilement dans leur gosier. En effet, selon des affiches placardées un peu partout à travers les artères de la ville, les cafetiers tiennent à porter à la connaissance de leurs clients qu’à partir du 1er août, le prix d’un café passe à 15 DA. « L’an passé déjà, j’ai payé le café à 15 DA à Boumerdès mais j’avais pensé que c’était à cause des vacances et de la proximité de la plage mais en ce qui concerne notre ville où généralement ce sont toujours les mêmes clients qui fréquentent les mêmes établissements, cette augmentation de 50%, d’une seule traite n’est pas une façon intelligente d’agir de la part des cafetiers », commente Aâmi Rabah qui a pour habitude de prendre au moins quatre tasses quotidiennes et d’en payer autant sinon plus. Du côté des gérants des cafés, il était certain que leur credo est bien sûr les augmentations non seulement des produits de base mais surtout des différentes charges et celles relatives aux produits de consommations des ménages. « Nous devons faire face aux charges, à nos employés qui demandent des augmentations sans cesse, aux impôts sans oublier que nous avons des familles à nourrir » se lamente notre ami cafetier qui a de très bonnes relations avec tous les correspondants locaux de la presse. Au demeurant, il est clair qu’avec ces augmentations annoncées ou pas qui viennent chaque jour grever le budget familial alors que le secrétaire général de la centrale syndicale « UGTA » annonce qu’il n’y aura aucune révision des salaires jusqu’à l’année prochaine, il est donc à prévoir des orages dans les prochaines mois.

E. N. K.