Le foyer de jeunes du chef-lieu d’Aït Aggouacha accueille un stage de secourisme organisé par les structures du Croissant rouge. Prévu pour durer un mois, cette formation concerne actuellement 20 éléments dont la majorité sont des bénévoles dans cette organisation.
Deux formateurs encadrent cette session. Les thèmes choisis répondent au large éventail des situations d’urgences : accidents de la route, séisme, accidents domestiques, brûlures et plaies, électrocution… Selon Aziz Dial, formateur, « nous essayons d’inculquer aux apprenants une méthodologie d’évaluation de la situation et du risque sur la vie aux fins de prises rapides de décision. Deux fonctions essentielles du secouriste sont la protection immédiate de la personne en danger et l’alerte pour une évacuation. Il faut protéger, signaler, évacuer ». Le cours comporte également la maîtrise des gestes qui sauvent, comme couper le courant électrique, arrêter une hémorragie, rétablir la respiration par le bouche-à-bouche, pratiquer un massage cardiaque, soulager une brûlure… Les premiers gestes sont en général déterminants pour la survie d’un blessé, nous dira M. Dial. Mais le secouriste doit se garder de prescrire tout médicament, prérogative strictement médicale. En tout état de cause, l’alerte doit se faire le plus vite possible tout en veillant sur la personne en danger. Il faut aussi savoir procéder à l’évacuation d’un blessé, sans danger pour soi ou le concerné. Des associations de jeunes ont également fait part de leur intérêt à cette formation dont l’objectif à long terme est d’arriver à disposer d’un secouriste dans chaque famille.
Amarouche
