Les pays industrialisés font pression sur l’OPEP

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l Les cours du pétrole continuaient à régresser ce vendredi, sur le marché pétrolier. Maintenu depuis deux mois 69.25 dollars, le baril de brent de la mer du Nord pour livraison de septembre reculait à Londres, de 37 cents pour atteindre 69,84 dollars. Le record historique a été enregistré, il y a de cela un mois où les cours se sont allègrement enflammées pour frôler les 78,40 dollars. A New York, le baril de light sweet crude pour la même échéance a perdu 27 cents pour s’afficher à 71,88 dollars. Il faut retenir que le marché pétrolier est sous l’emprise des répercussions de la crise des crédits immobiliers aux USA. Une situation qui met les réserves américaines brutes en baisses de 4.1 millions barils la semaine passée. Ce recul des cours est expliqué, selon certains observateurs, par la fin proche de la  » driving season  » aux Etats-Unis. De son côté, l’Agence internationale de l’énergie (AIE), qui représente les intérêts énergétiques des pays industrialisés, tente d’influencer les membres de l’OPEP, appelés à se réunir le 11 septembre prochain. L’AIE appelle cet organisme à augmenter sa production afin de mettre sur le marché 2,5 mb/j de plus pour le quatrième trimestre et ce dans le but de remédier à une plus forte demande à l’orée de l’hiver.  » Nous devrions voir une baisse des stocks inhabituelle au troisième trimestre alors que l’Opep continue à restreindre son offre, ce qui devrait conduire à un approvisionnement insuffisant fin 2007 « , estime Lawrence Eagles, analyste à l’AIE. Cette dernière, maintient, dans un rapport mensuel publié hier, inchangée sa prévision de demande mondiale de pétrole à 86 mb/j pour 2007 et à 88,2 mb/j pour 2008. Des prévisions très attendues par les pays industrialisés pour se mettre à l’abri de l’hiver prochain où la demande se fait de manière exponentielle. Pour M. Eagles, la fébrilité des marchés financiers en raison de la crise des prêts immobiliers à risque aux Etats-Unis, a incité les spéculateurs à changer leurs positions, ce qui a également joué dans le fort déclin des prix. L’AIE souligne ce même rapport que la demande des pays industrialisés de l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE) devrait croître de 0,6% à 49,5 mb/j en 2007 et de 1,7% à 50,3 mb/j en 2008. Cependant, la demande hors OCDE a été légèrement revue à la baisse à 36,5 mb/j pour 2007 et à 37,8 mb/j pour 2008. Pour la Chine, les prévisions sont fixées à 7,6 mb/j pour 2007 et 8 mb/j en 2008. Par ailleurs, l’AIE explique la hausse de la production en juin et juillet derniers non pas par une  » action concertée pour faire face à une demande en hausse  » mais bel est bien par une situation faite de troubles politiques, qui ont affectés l’Irak et le Nigeria.

Synthèse H.L.

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