Il ne s’agit d’aucun festival ou encore de rencontres musicales, mais plutôt de fêtes familiales. On ne peut plus compter, comme avant, le nombre de fêtes organisées durant toute la semaine. Effectivement, tout le monde l’a remarqué. Si par le passé ces différentes cérémonies de mariages ou encore de circoncisions se tenaient seulement le week-end, aujourd’hui, c’est sept sur sept.
Il ne se passe pas donc une seule journée sans que l’on n’entende de la musique, qui vient violer notre intimité. Si l’on évoque ces fêtes, ce n’est certainement pas pour dire que les familles n’ont pas droit à cela, mais plutôt pour dire que c’est devenu infernal.
« On a droit à de la musique toute la semaine, et, encore, quelle musique ! Vraiment, on n’a plus droit au repos », se lamente cet habitant d’un quartier situé au centre-ville. Depuis que les fêtards ont opté pour les D-J, et laissé les tambourins « Idhaballen », ce n’est plus de la musique, c’est de la nuisance sonore, comme disent certains.
Pour une seule semaine, nous avons compté pas moins de vingt fêtes uniquement en ville. Il y a des jeunes qui se défoulent, c’est vrai. Mais, il ne faudrait pas oublier tous ces bébés, ces vieux et ces malades qui ont besoin de sommeil.
Devant ces « agressions » au quotidien, d’aucuns se demandent si réellement il existe dans notre pays une réglementation qui gère ce genre de situation. « La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres », tel est l’adage.
Alors que les citoyens en général se plaignent de ces musiques devenues nuisances nocturnes, les résidants des artères de la ville sont dérangés de jour comme de nuit par ces klaxons stridents des incessants cortèges nuptiaux. « C’est une provocation, sinon, comment admettre que des automobilistes klaxonnent sous votre balcon, alors que même le code de la route l’interdit? », s’interroge un autre habitant d’un immeuble situé sur l’artère principale. « En tout cas, c’est un calvaire auquel personne ne peut trouver une solution ».
« On souhaite que des restrictions soient prises dans ce genre de situations en interdisant ces musiques à partir de minuit », dira un autre citoyen. Ainsi, chacun est interpellé ; un peu de sagesse de la part de chacun.
Amar Ouramdane
