Ces derniers temps une nouvelle forme de commerce a vu le jour dans la ville de Sidi Aïch. C’est la vente des tortues. Capturées ailleurs les petites bêtes se vendent comme des petits pains au prix de 300 DA.C’est d’abord un animal de compagnie qui fait le bonheur des grands et des petits, mais c’est aussi un être à part. D’après la légende, cette petite créature porte chance et protège contre la sorcellerie. Certaines gens pensent que ce genre de croyances ne tient pas debout à l’époque des technologies les plus développées. Mais pour d’autres il y a toujours de raisons pour y croire. “Je viens d’acheter une tortue pour ma grand-mère. Je me suis déplacé d’Adekar spécialement pour ça. Notre vieille n’aime pas trop les animaux mais ce “afkroune” n’est pas du tout comme les autres bêtes. On dit que ça porte chance”, raconte le jeune Arezki. Le vendeur nous dit que ces tortues viennent de la région de Batna. Après leur capture par des petits garçons, d’autres personnes se chargent de les acheter puis les revendre. Lorsque le chômage impose ses lois tous les chemins sont envisageables. Chacun choisit sa vie pour gagner son pain, ou simplement se faire de petites sommes d’argent pour tenir le coup.
Mohand Chérif Zirem
