A moins d’une semaine du match amical devant mettre aux prises les Brésiliens à nos sélectionnés, la question de sa retransmission n’est toujours pas tranchée si l’on devait se référer aux propos du président de la FAF, Hamid Heddadj, répondant aux questions d’un confrère. Ainsi, selon lui, les droits de retransmission de la rencontre sont détenus par une chaine de télévision. En plus clair, le patron de la Fédération s’est exprimé en ces termes : « La responsabilité de la retransmission du match ne nous incombe pas dans la mesure où on est invités. On a toujours demandé aux organisateurs de donner le signal gratuitement à l’ENTV, mais cette fois-ci les choses se présentent autrement. Ce sera difficile de voir cette rencontre être transmise par l’ENTV, car les droits TV ont été cédés à une chaîne de télévision privée avant que l’on soit invités. Les organisateurs nous ont demandé de nous rapprocher de cette chaîne TV. Ce sera vraiment difficile », a-t-il avoué comme pour signifier que cette chaine ne lésinera pas sur les moyens pour en faire des dividendes. En outre, et répondant à la question de savoir si une éventuelle lourde défaite des camarades de Ziani allait saper le moral des sélectionnés à la veille de la rencontre comptant pour les éliminatoires de la CAN 2008, Heddadj, d’un revers de main, a ramené les débats à leur plus simple expression en insistant sur le caractère amical de la rencontre et, en mettant en exergue que de tels matchs face à des grosses cylindrées, est une occasion précieuse pour faire des évaluations et des mises à niveaux. Déclaration qui va à contre-courant des appréhensions émises par un fonctionnaire du MJS qui, se permettant d’émettre des opinions dans un domaine qui est loin d’être le sien, avait osé dire que la fédération, en avalisant cette rencontre » à gros risques « , était entrain de » jouer avec le feu « . Enfin, il est simplement à espérer que cette rencontre qui doit avoir lieu le 22 aout sera l’occasion pour les Algériens de se frotter aux géants du football mondial pour mesurer le fossé qui les sépare. Et pourtant!
Y. Zafane
