Les habitants de la contrée de Berkouka, composée de quelque 15 villages et située au sud de la commune de Maâtkas, prennent toujours leur mal en patience au sujet de leur “isolement” de la commune-mère. En effet, pour rejoindre le chef-lieu de Maâtkas, les villageois de Takblit, Tala Meda, Tamadakht Ouzemour, Ighil Takdibine, Afir… se doivent de passer par une tierce commune, Souk El Ténine en l’occurrence. C’est dire que c’est tout le territoire d’une autre commune, que ces habitants doivent traverser pour débarquer dans leur municipalité. Un paradoxe qui devait pourtant être résolu, il y a de cela plus de 25 ans quand l’APC d’alors avait entrepris un ambitieux projet de “ralliement” de cette contrée directement à Maâtkas par la réalisation d’un chemin qui devait traverser l’oued de Tassift via les villages de Tala-Meda et Aït Ahmed.
Un projet qui tomba vite à l’eau en raison de l’opposition de certains propriétaires terriens. Ce chemin, inachevé jusqu’à présent est renvoyé aux calendes grecques. Aucun exécutif communal depuis, ne s’est penché sur ce problème vu sa complexité. “Contourner un oued pour rajouter au compteur quelques 8 kilomètres est absurde !” dira fort à propos un père de famille du village de Tala-Meda situé à 3 kilomètres à vol d’oiseau du chef-lieu mais qui doit en parcourir plus de 10 pour débarquer dans sa ville. C’est dire qu’il est impératif de songer à régler ce problème qui a harcelé 10 000 habitants.
Idir Lounès
