Il n’a échappé à personne que depuis la liquidation des entreprises communales, rares sont les municipalités qui ont au moins un engin en marche. On ne voit plus ces pelleteuses ou encore ces bulldozers dans les parcs communaux. Ces derniers ne se limitent qu’aux bus de la solidarité ou aux quelques camions de ramassage scolaire en panne.
Il suffit de se rappeler la période de neige de l’année 2005, pour comprendre que les municipalités n’avaient rien pour dégager même les axes routiers principaux. Dernièrement, la wilaya de Tizi Ouzou a pris cependant, une initiative louable à plus d’un titre accordant à de nombreuses municipalités des enveloppes financières en vue d’acquérir des rétrochargeuses. Celle d’Aït Yahia tel Frikat, et bien d’autres encore, ont bénéficié de cette dotation. Ce nouveau engin acquis rendra d’énormes services à la collectivité. Tout d’abord, il est pratique et en plus, il pourra servir à diverses opérations.
« Par le passé, pour dégager un peu de boue, il fallait faire appel à un entrepreneur privé. Parfois, même en cas d’urgence, on n’arrive à joindre personne », nous dira un élu, ajoutant : « Maintenant avec cet engin, on peut parer à plusieurs situations ». Effectivement, il faudrait redynamiser les parcs communaux et peut être même penser au moyen de créer une coordination ou encore une solidarité entre les municipalités.
Il s’agit, surtout, de doter ces parcs en engins pouvant servir durant les grandes catastrophes. La commune d’Aït Yahia Moussa a bénéficié de quelques bus ces dernières années. Mais, selon les responsables locaux, il y a toujours un manque pour assurer le transport scolaire à tout le monde. Etant donnée que la plupart des villages sont situés en zone rurale, les bus n’ont pas résisté à l’état vétuste des routes. « Nous devons assurer le transport jusqu’au chef-lieu, puis vers les lycées de Draâ El-Mizan », ajouta notre interlocuteur. Avec la réalisation du lycée dont l’inauguration n’aura lieu, peut-être, que l’année prochaine, la grosse demande en matière sera réduite ».
Amar Ouramdane
