Les résidants du quartier d’Adhardji El Gaid dans la commune de Chorfa, 50 km à l’est de la wilaya de Bouira, ne cessent de crier leur ras-le-bol face à la situation lamentable et injuste dans laquelle ils végètent depuis maintenant de nombreuses années.
Privés de l’eau courante, de l’éclairage public et du réseau d’assainissement, une vingtaine de foyers attendent depuis trop longtemps l’aide ô combien précieuse des responsables locaux, qui ne semblent pas être inquiets par cette situation pour le moins préoccupante.
«L’eau potable, le réseau d’assainissement tout comme l’électricité sont des commodités auxquelles ouvre droit tout citoyen. Nous, nous continuons à vivre sans la moindre de ces commodités et subsistons grâce à nos propre moyens. Nous n’avons cessé de réclamer l’aide des responsables de l’APC mais ces derniers ne semblent pas vouloir régler nos problèmes», nous dira un habitant de ce quartier sinistré.
Notons par ailleurs que dans ce quartier de la périphérie situé aux abords de la RN 15, contrairement à la partie nord où la plupart des foyers sont alimentés en eau potable et sont raccordés au réseau d’assainissement, dans la partie sud en revanche, les réseaux d’assainissement et d’AEP sont inexistants.
A première vue, l’installation des réseaux AEP et assainissements semblerait plutôt chose aisée. Les habitants de cette partie sud du quartier ne semblent pas comprendre l’attitude des responsables de l’APC de Chorfa qui tardent à lancer les travaux nécessaires. «Nous sommes en réalité victimes de la hogra. Sinon comment expliquer le fait que certains privilégiés sont depuis quelques temps raccordés au gaz de ville et que nous nous continuons à transporter les bonbonnes de gaz butane ? Ici les choses ont toujours fonctionné de cette manière. Nous sommes de bons citoyens, nous payons nos impôts mais comme nous, sommes pas riches ou de la même famille politique que les actuels responsables, nous ne sommes par conséquent marginalisés et ignorés», se plaint un autre citoyen. Et d’ajouter : «Nous exigeons que l’on soit traité sur le même pied d’égalité que nos concitoyens. Nous demandons à ce que nos foyers soient raccordés aux réseaux d’assainissement, AEP et gaz de ville. Nos revendications sont pourtant simples et réalisables».
DJ.M
