L’UGTA met les salaires au cœur de ses préoccupations

Un ensemble de dossiers seront examinés par la Centrale syndicale, à l’approche de la rentrée sociale. Il s’agit de la nouvelle grille nationale des salaires, la révision du régime indemnitaire, le dossier des contractuels de la Fonction publique, l’élaboration des statuts particuliers, le suivi de l’application des conventions de branches et les accords-cadres.

En effet, Baddredine Djenouhet, secrétaire national chargé de l’organique à l’UGTA, dans un entretien accordé à notre confrère Horizons, a mis l’accent sur les efforts consentis par son organisation vis-à-vis de ce dossier, en déclarant que la grille des salaires pourrait être appliquée en deux phases avant le mois de juillet 2008. Il fera savoir également que celle-ci, la grille des salaires, ne passera pas par les deux Chambres parlementaires. A la question de savoir ce qu’il en sera de la bipartite, qui se tiendra début septembre, le secrétaire de l’organique de l’UGTA dira que  » nous nous employons aujourd’hui à finaliser nos propositions concernant cette question « . Il a estimé, toutefois, que cela permettra la tenue d’une bipartite entre le gouvernement et l’UGTA au début du mois prochain. La date n’est pas encore fixée. Au sujet de la Fonction publique, il a précisé qu’après la finalisation, donc, des statuts particuliers et de la grille des salaires,  » nous passerons à une deuxième phase, à savoir la préparation du régime indemnitaire des travailleurs de ce secteur « . Il a, par ailleurs, souligné qu’il est nécessaire de trouver de meilleurs moyens, sans pour autant verser dans l’excès.  » L’UGTA a toujours dit qu’il est primordial d’adopter réellement le système de rémunération et le régime indemnitaire à la nouvelle situation du secteur de la Fonction publique. Et c’est ce que nous attendons des représentants de l’Etat « , a-il soutenu encore une fois. Et d’ajouter, dans le même sens, que une fois la nouvelle grille des salaires adoptée, il y aura un seul point indiciaire. Ce qui mettra un terme à l’anarchie constatée auparavant sur les échelles de valeurs. De son point de vue, c’est un bon travail qui a été fait puisqu’il y a eu un ramassage des 78 échelles de valeur dont le minima est fixé à 12 DA et le plafond à 28 DA. Par ailleurs, la Centrale syndicale compte traiter certains dossiers relatifs à des contractuels qui travaillent dans le secteur de la Fonction publique.  » Nous devrons trouver des solutions à cette catégorie de travailleurs car nous considérons qu’il n’est pas normal que quelqu’un travaille 25 ans sous contrat. Nous devons trouver des solutions d’intégration « , a-t-il expliqué, à ce sujet. En outre, il sera question de suivre de près l’application des accords qui n’ont pas été finalisés dans le secteur économique public.

S’agissant du Code de travail qui est en phase de finalisation au niveau du ministère du Travail et des Affaires sociales, Djenouhet dira que

 » l’UGTA travaille en étroite collaboration avec le ministère du Travail sur ce dossier « .

Pour ce qui est de la flexibilité du travail, il y a une réalité internationale qu’on ne peut pas négliger.  » Certes, l’UGTA a une préférence pour les contrats à durée indéterminée (CDI). Mais avec le chômage, nous disons qu’il est préférable de faire travailler les gens à temps partiel que de ne pas les embaucher du tout. Le plus important pour nous, c’est la préservation des droits des travailleurs « , a-t-il conclu.

Nabila Belbachir