Tout comme les autres communes rurales, celle de Frikat souffre de manque du foncier pouvant accueillir des projets, notamment ceux de logements. Depuis maintenant sept longues années, des projets inscrits dans cet objectif ne sont pas encore lancés. Au total, nous avons appris que cent logements sociaux seraient en attente. Pour ces unités, une source locale nous a confié que ce retard a été provoqué par l’opposition d’une famille par rapport à un terrain déjà choisi. « Il a fallu attendre des années. Maintenant, nous avons opté pour un autre terrain. En principe, tout va pour le mieux. Les premières procédures sont déjà entamées. Leur lancement est imminent », a ajouté à ce propos notre source. Notons au passage que la municipalité de Frikat n’a presque pas bénéficié d’autres logements. Les dix-huit habitations APC/CNEP cédées à la commune sont toujours squattées depuis 2001. Tout comme les autres logements squattés au niveau de toute la wilaya, leur situation n’est pas encore réglée.
Dernièrement, un projet réalisé a été finalement attribué sans nulle contestation. « Le peu de foncier que nous avons, a été mal utilisé. Regardez ces cellules bâties en contre-bas. C’est un site gaspillé » nous avait dit le maire lors d’une rencontre en mettant à l’index l’APC sortant, lequel avait opté pour la réalisation d’une cité avec toutes les aides sociales groupées. Selon notre première source, l’autre formule qui réussit bien dans cette commune serait celle du logement rural. « A Frikat, la plupart des citoyens est concentrée dans les villages. Il suffit de leur accorder l’aide de 50 millions de centimes et ils n’auront plus besoin de logements au chef-lieu. D’ailleurs, ils sont nombreux à avoir opté pour cette formule. Tous les bénéficiaires ont lancé leur projet », nous a expliqué, encore notre première source très au fait de ce problème au niveau de cette municipalité.
Amar Ouramdane
