Côté français, on pouvait noter la présence du Michel Pébereau, président de BNP Paribas, ainsi que de l’administrateur directeur général de BNP Paribas El Djazaïr. Dans son allocution de bienvenue, Mustapha Benbada, a mis en exergue l’environnement des affaires en Algérie. » Le marché algérien est un marché porteur pour ceux qui décident d’investir ou de s’installer » a-t-il noté, ajoutant au passage que le gouvernement s’attache à améliorer continuellement cet environnement dans le cadre d’une démarche volontariste et résolue visant à lever toutes les entraves bureaucratiques. Donc pour le département algérien des PME, la présence de ladite banque est une parfaite illustration de l’attractivité du marché algérien, qui est, selon Benbada, » loin d’être négligeable « .
Les thèmes centraux des ateliers, sanctionnant cette première académie, sont » le financement des activités des PME » et » les outils de développement « . Le choix de ces thématiques, a, pour but, de mettre en place une instrumentation financière adaptée à la PME, mais surtout, améliorer les capacités de management stratégique des entreprises, dans un environnement hautement concurrentiel.
Cependant, le premier responsable des PME, a mis en avant la situation des PME algériennes.
» Nos PME, sont marquées par une grande hétérogénéité des situations, des capacités managériales insuffisantes et des capacités de recherche-développement et d’innovation quasi inexistantes » s’est-il désolé.
Pour faire, un tant soit peu, face à cette problématique, l’Etat, renchérit le ministre, a mis en place une loi relative au développement du capital investissement en vue d’encourager particulièrement l’activité de capital-risque. La création du FGAR, a permis, selon l’orateur, d’accorder 206 garanties pour un montant global de 5,2 milliards DA. Par ailleurs, la caisse de garantie de crédits d’investissement pour les PME, a, quand à elle, accordé 22 garanties, soit en termes de chiffres, pas moins de 544,3 millions DA. Après ce tour d’horizon, le premier responsable des PME, fera remarquer que BNP Paribas, compte tenu de sa notoriété et de son expérience, » peut énormément apporter au paysage bancaire algérien « . Pour leur part, les dirigeants de cette institution financière, via le communiqué de presse, souhaitent accompagner le développement des entreprises algériennes. A leurs yeux, l’Algérie est l’un des pays-phares du groupe dans le bassin méditerranéen. Créée en 2002, BNP Paribas El Djazaïr, compte actuellement 50 chargés d’affaires au service des PME. D’autres agences devraient ouvrir dans les prochains mois à Alger, Sétif, Annaba, Constantine.
Mohand Ait Arezki.
