Hier, le ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement a organisé un atelier régional de formation sur le nouveau dispositif de normalisation de la fabrication des sachets en plastique alimentaires. Cette rencontre est une deuxième du genre. Elle intervient après celle effectuée il y a de cela deux mois où il a été décidé l’installation d’une commission mixte regroupant les cadres du ministère et les délégués des fabricants de sachets en plastique et également la signature d’un protocole d’accord entre les parties concernées. La réunion d’hier, qui a regroupé des cadres du ministère en question, à leur tête le ministre Chérif Rahmani, des cadres de la santé, des douanes et bien sûr des patronats, a été une occasion pour faire l’évaluation des travaux entamés par ladite commission. Le premier responsable du secteur a réitéré, derechef, l’importance que revêt cette action environnementale. A la même occasion, il a fait rappeler aux entrepreneurs opérant dans cette filière les moratoires qui leur ont été accordés pour qu’ils puissent s’aligner sur la nouvelle réglementation relative à la normalisation de la fabrication des sachets en plastique destinés au contact direct des denrées alimentaires. Deux dates butoirs sont à retenir ; le 2 juillet et le 31 décembre prochains. La première échéance est accordée aux fabricants pour qu’ils puissent écourter leur stock. Quant à la deuxième, ces derniers sont sommés d’appliquer rigoureusement ce nouveau dispositif. » La traçabilité et le marquage pour les sachets en plastique destinés au contact direct de sdenrées alimentaires est incontournable du fait qu’il constitue le point nodal du dispositif réglementaire. Chose qui est également sûre c’est qu’à partir de 2006, il n’ y aura plus de sachet noir qui planera dans les cieux de l’Algérie. Pour mieux mener cette opération, un guide en vue d’application de la procédure de contrôle de la conformité des sacs en plastique a été élaboré. Toutes les instances concernées seront destinataires de ce guide. Les industriels de leur côté se disent partie prenante de cette nouvelle démarche à condition qu’il y ait plus de souplesse. C’est d’ailleurs ce qu’a exprimé M. Naït Abdelaziz, SG de la Confédération nationale des patronats algériens. Adnan Khaled, délégué des fabricants des sachets en plastique, a pour sa part souligné que les patronats vont demander au département de Cherif Rahmani de leur octroyer des crédits et des subventions pour mettre en place les équipements nécessaires. Par ailleurs, M. Naït Abdelaziz a évoqué le problème de l’informel. Selon lui, 30% des opérateurs dans cette activité travaillent dans la non-réglementation.
Wassila Ould Hamouda
