En effet, cette mairie située au chef-lieu de daïra sert en plus des citoyens de sa commune, les habitants des deux autres communes de la daïra de Mekla à savoir Aït Khelili et Souamaâ. Ces derniers sont obligés de recourir aux services de leur commune-mère afin de se faire délivrer les copies intégrales lorsqu’il s’agit des citoyens nés avant 1985 (date du découpage administratif ayant donné naissance aux communes d’Aït Khelili et de Souamaâ). Même les citoyens nés après cette date n’échappent pas à cette situation et par le fait que dans leur grande majorité, ils sont nés sur le territoire de cette commune-mère qui est la seule à jouir d’une polyclinique et donc d’une maternité. De ce fait, ils sont nombreux à être dans l’obligation de se déplacer jusqu’à Mekla pour se faire délivrer ce fameux document exigé dans la majorité des dossiers aussi bien scolaires qu’administratifs.
Cet état de fait a fait que le service de la réglementation et de l’état civil de la commune de Mekla est devenu ces derniers jours un véritable marché pris d’assaut par les citoyens dès la première heure de la matinée et nombreux sont les citoyens qui arrivent sur les lieux avant même l’ouverture des portes, avant l’arrivée des fonctionnaires. Les longues files des citoyens attendant leur tour exaspèrent bon nombre d’entre eux, ces derniers regrettent cette véritable bureaucratie de l’administration algérienne qui exige une pile de documents pour le moindre dossier. Un jeune universitaire chômeur de son état, déplore le fait que les dossiers de participation aux différents concours doivent comporter un casier judiciaire et un certificat de nationalité : “Je me demande quel est le mobile se trouvant derrière cette exigence voyez, uniquement pour participer à un concours toute la liste de documents exigés. Ils auraient pu nous exempter de ces deux pièces délivrées par la justice sur la base d’un dossier complet. Une fois le candidat admis, on peut exiger de lui toutes ces pièces et si son dossier s’avère incomplet, on prendra à sa place le candidat porté sur la liste d’attente”, lâche ce jeune homme, qui se prépare à participer à un concours d’accès au poste d’administrateur communal. Certains citoyens se voient contraints de rebrousser chemin parfois, l’heure de sortie des fonctionnaires arrive avant que leur tour n’arrivant. Cela, en dépit que l’exécutif communal n’a pas lésiné sur les efforts. En effet il a pris toutes les dispositions afin d’affronter le flux de citoyens en cette première semaine du mois de septembre, une période réputée être chargée pour les services de l’état civil.
En effet, les services de la commune ont doublé en cette période effectif affecté à ce service, qui est devenu le lieu de pèlerinage des citoyens de Mekla ; néanmoins, cette recette n’a pas eu encore jusqu’à présent l’effet escompté. Les responsables doivent se pencher sérieusement sur ce problème des registres de l’état civil qui se dresse comme un obstacle difficile à franchir devant les habitants de toute la daïra de Mekla.
M. M.
