Avec les dernières pluies qui n’ont fait que mouiller le sol, la plupart des chemins communaux de la wilaya de Béjaïa, notamment ceux du chef-lieu sont devenus impraticables, voire même très dangereux, du fait que le entreprises chargées d’installer les canalisations du gaz de ville dans les villages ne remettent pas les routes en leur état. Déjà qu’à l’origine, ces routes, réalisées souvent sous pression des habitants, ne sont pas très commodes pour la conduite vu qu’elles sont presque toujours, du moins dans la commune de Béjaïa, escarpées, sinueuses, étroites et avec des virages en épingle à cheveux, à tel point où deux voitures en se croisant, l’une ou l’autre doit faire une manœuvre de marche arrière. Maintenant avec le rétrécissement de la largeur de la route à cause du tranché de canalisation et la terre glaise dont est saupoudré le goudron, en plus de la pluie qui a rendu le bitume plus glissant qu’une savonnette, il faut prier Dieu pour que vous ne rencontriez personne lors de votre montée ou de votre descente. Lorsqu’on descend, avec la terre souvent glaise mouillée répandue sur la chaussée, le danger de déraper et de se retrouver une vingtaine de mètres plus bas, au fond du ravin, se manifeste à la moindre fausse manœuvre. D’autant plus que les tranchés sont creusés du côté du talus. À la montée, le risque de faire du sur-place en creusant la route avec les roues dans un virage boueux, est omniprésent. Le souhait des villageois qui sont bien sûr tout heureux que les autorités aient pensé à les alimenter en gaz de ville, ce qui leur permettra de se chauffer confortablement en hiver et qui leur évitera les chaînes pour l’achat des bonbonnes de gaz et leur transport incommode sur le dos, est que les entreprises qui réalisent les amenées de gaz soient instruites de manière ferme pour qu’elles ne répandent pas, surtout en ces temps de pluie, la terre sur le goudron, qu’elles rebouchent les saignées au fur et à mesure de l’avancement des travaux et enfin qu’elles remettent en l’état, y compris le goudron, la route comme elles l’ont trouvée, sinon mieux.
B. Mouhoub
