La ville respire, enfin !

Si les interventions répétées des forces policières dans certaines villes à l’image du chef-lieu de la wilaya ont réussi à minimiser l’ampleur du commerce informel et de l’éradiquer par endroits, à travers d’autres localités la situation est totalement différentes et les rues croulent toujours sous l’emprise des commerçants illicites qui activent en toute impunité en s’accaparant chaque jour d’autres pans du trottoir et vont parfois jusqu’à bloquer la circulation sur la voie publique, sans être inquiété le moindre du monde.

A Bouira, plusieurs quartiers dont le centre-ville précisément, ont été finalement débarrassées des commerces illicites qui se pratiquaient anarchiquement sur les trottoirs et les passages réservés aux piétons.

Des fruits et légumes aux jouets et effets vestimentaires jusqu’aux produits alimentaires facilement périssables, les adeptes du commerce informel ne ratent rien pour soutirer les sous aux passants. Mais à présent, la situation s’est nettement améliorée, la cité respire mieux, retrouve de plus en plus son vrai visage et les passants peuvent désormais circuler à l’aise et sans risque de piétiner la marchandise qui traînait à même le sol.

Cela dit, les commerçants de l’ex-rue de France, continuent à crier haut et fort leur colère face aux groupuscules de personnes qui se forment chaque matin devant leurs devantures pour s’adonner au commerce des téléphones mobiles et autres puces.

Les détenteurs des magasins ont, à maintes reprises, soulevé ce problème qui ne manque pas de porter des préjudices à leur activité, mais, jusqu’à l’heure actuelle rien ne semble être décidé par les autorités compétentes pour mettre fin au fléau.

Par ailleurs, aux 1100 Logements, quartier appelé communément Ecotec, où naguère régnait à proximité d’un marché une confusion indescriptible animée par des pseudocommerçants ayant élu domicile tout autour des magasins et des étals exerçant dans la légalité, la situation semble rentrer dans l’ordre à la grande satisfaction des riverains.

Ces derniers temps, force est de remarquer que le calme que les habitants de cette cité croyaient perdu à jamais a fini par reprendre ses droits. Idem, le long des escaliers menant du centre-ville vers la gare routière. Le passage est devenu spacieux après le départ forcé des marchands de confection qui squattaient sans scrupule les lieux. En somme, cette campagne qui est venue à point nommé mettre de l’ordre dans le chef-lieu de la wilaya mérite qu’elle touche également les autres localités où le commerce réglementaire subit d’énormes préjudices au vu et au su des autorités.

B. D. B.