Si le match contre le Brésil a confirmé que la sélection avait les moyens de faire jeu égal, par moments, avec la sélection la plus prestigieuse de la planète, il n’en demeure pas moins que c’est en Gambie que les coéquipiers de Yazid Mansouri vont devoir se battre pour arracher une qualification à la CAN.
L’EN n’a plus les cartes en main, la seule chose qu’elle sait est qu’il faudra l’emporter et attendre les autres résultats (celui de la Guinée mais aussi, si le Sily l’emporte sur le Cap-Vert, celui des autres groupes). Pour ce déplacement délicat, Jean-Michel Cavalli n’a pas dérogé à la règle de stabilité du groupe, en reconduisant la plupart des joueurs utilisés durant les qualifications ou lors des dernières rencontres avec, en plus, le retour en sélection de Mansour Boutabout. La question qui est sur toutes les lèvres concerne le schéma de jeu. Habitué depuis 3 rencontres à débuter en 5-4-1 (contre l’Argentine, la Guinée et le Brésil) cette tactique prudente ne sera sans doute pas conservée pour cette dernière rencontre de poule tant la sélection n’a plus besoin d’aller chercher un match nul mais doit impérativement s’imposer. Nous serons attentifs aux choix de l’équipe de départ qui nous en dira plus sur les intentions du coach.
Si Lounès Gaouaoui devrait logiquement garder les buts des Fennecs, il s’agira de savoir si le sélectionneur optera, devant lui, pour une défense renforcée à 5 (le plus souvent utilisé durant ces qualifications) ou s’il optera pour un classique et plus offensif quatuor. Si l’équipe débute à 5 derrière, l’axe pourrait être occupé par le trio Madjid Bougherra à droite, Mehdi Meniri au centre, Anthar Yahia à gauche avec sur les côtés Ismaël Bouzid ou Larbi Hosni à droite et Abderaouf Zarabi à gauche.
C’est dans le cas d’une défense à 4 que les solutions offertes au sélectionneur sont plus larges. S’il s’est le plus souvent appuyé, dans l’axe, sur la paire Meniri-Bougherra, Yahia ou Bouzid peuvent aussi prétendre à ces postes. Dans tous les cas de figures, le seul joueur qui devrait être sûr de tenir son poste (latéral gauche) reste Zarabi. Comme en défense, la composition de l’équipe au milieu nous donnera très vite les indications quant à « l’appétit » du sélectionneur. S’il opte pour un 4-4-2 classique et forcement plus offensif que lors des derniers déplacements de l’EN, nous aurons droit à deux milieux défensifs et deux milieux offensifs excentrés. Avec Karim Ziani (à droite) et Nadir Belhadj (à gauche), le duo de milieux offensifs est déjà quasiment trouvé, reste à imaginer la ligne de récupération et celui qui accompagnera le capitaine Yazid Mansouri dans cette tâche. Dans l’effectif sélectionné, seul Chadli Amri semble pouvoir tenir ce rôle à moins d’une improbable titularisation de Zarabi à ce poste qu’il a déjà occupé en club. En doublure de Ziani, nous aurons alors Lazhar Hadj Aissa et en doublure de Belhadj, Yacine Bezzaz.
