Ces dizaines de morts à l’ère de la réconciliation nationale

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Alors qu’elle se dirigeait vers la deuxième ville citée, la dite-patrouille fut surprise; a-t-on indiqué, par la déflagration d’un engin meurtrier actionné à distance, selon toute vraisemblance, par les terroristes.

On ne dénombre, heureusement, aucune victime dans les rangs des gendarmes. Deux véhicules de ce corps de sécurité auront été, cependant, partiellement endommagés.

L’ex-GSPC qui avait déjà ciblé à trois reprises en moins d’un mois, la contrée précitée avec un bilan de cinq blessés ( 2 policiers et 1 civil), inscrit donc, sa violence dans la durée.

Se jouant des services de sécurité, cette nébuleuse terroriste d’obedience salafiste a planifié, en ce début de semaine, un attentat-suicide contre une caserne de gardes côtes au port de Dellys. L’horreur portée à son paroxysme fera, là, 34 morts et plus d’une cinquantaine de blessés. Et le bilan reste provisoire, dit-on, puisque deux nombreux cas graves ont été évacués vers des hôpitaux à Alger.

L’ex-GSPC avait réinstauré la psychose aussi, jeudi dernier, au centre-ville de Batna. Dans la capitale des Aurès qui connaît une accalmie depuis plus de deux ans, un attentat-suicide programmé au moment où l’on attendait le passage du cortège présidentiel s’est soldé par la mort de 22 personnes et 107 blessés.

Les carnages de Batna et Dellys sont precedés par d’autres attaques spectaculaires ayant simultanément ciblé entre Avril et juillet, au onzième jour des deux mois, le palais du gouvernement, un commissariat à Bab Ezzaouar et une caserne de l’ANP à la lisière de Lakhdarïa, ici et là, où recensait alors au total 45 morts et une autre centaine de blessés. La liste des victimes ne cessait en fait, de s’allonger depuis le début de l’année en cours. Attentats à l’arme automatique s’ajoutant aux attaques à l’explosif dans différentes régions de Kabylie, particulièrement à Boumerdès.

Diaboliquement, l’ex-GSPC tentait de cacher ses innombrables pertes, à la suite des opérations militaires dans les zones sensibles de Ghzerwal, Chabet El Ameur, Kadirïa, Yakourèn ou Aït Yahïa Moussa. Au bas mot, près de 150 terroriste ont été neutralisés en moins de huit mois.

Une dizaine de repentances auront été enregistrées sous la forte pression des forces combinées de sécurité. Mais, la soldatesque locale d’El Quaida disposant toujours d’une organisation renforçant de force ses rangs, le plus souvent, recourt à la tactique des bombes sous différentes formes. Tactique appliquée par des groupuscules restreints embrigadés dans la poursuite du “djihad islamique”

Et plus inquiétant encore, les terroristes de l’ex-GSPC devenus El Quaïda Maghreb espaces, en réinstaurant la terreur parmi les fellahs.

Loin d’être des actes de banditisme, comme certains les présentent, les attentas des commandos de l’ex-GSPC s’inscrivent dans une politique d’instauration d’une république islamique en Algérie. Une république profitant aux partisans de l’économie de Bazar dont rêve la maffia politico-financière.

L’on aura remarqué que l’idée de réconciliation nationale, par celle pronée par le chef de l’Etat,est surtout défendue dans le camp des islamo-conservateur. Un camp qui empêche jusque-là avec ses discours démagogiques l’avènement d’une réelle mobilisation contre le terrorisme. A l’ombre de ces partis est né le fis qui a enfanté ces hordes de tueurs.

Et personne ne pense plus aux victimes.

Salim Haddou

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