D’ores et déjà la pénurie d’eau sévit de nouveau dans cette importante agglomération (implantée à un km environ du chef-lieu de la daira de M’chedallah) bien en avance sur le temps coutumier qui est sans doute l’été auquel ces citoyens se sont habitués depuis toujours. Le passage précoce au rationnement à raison d’une heure par jour toutes les vingt-quatre heures ne présage rien de bon et accentue l’inquiétude des ménagères car en plus du besoin en eau potable qui triple pendant la moitié de l’année, en période chaude, la majorité de ces citoyens vivant en zone rurale possèdent toutes sortes de bêtes allant des ovins, aux caprins, bovins et volailles dont les besoins en ce liquide précieux sont plus importants que les besoins domestiques. « Ce qui est révoltant et inadmissible pour nous, c’est de savoir que des quantités d’eaux considérables sont délestées de la conduite d’eau qui nous alimente. Les services chargés de la gestion de l’AEP sont contraints de procéder à ce délestage en pleine nature pour éviter les débordements et l’éclatement de la tuyauterie et des châteaux d’eau » témoigne, révolté, un riverain de Tamurth Ouzamour. C’est dire l’importance de cet impressionnant débit de captage de la Source Noire (El Ainsar Averkane); « C’est franchement à ne rien comprendre gaspiller autant d’eau dans un ravin qui rejoint le principal réseau d’assainissement de la commune de Saharidj et priver quelques kilomètres plus loin toute une population ! », s’exclame un autre riverain de la même localité qui termine par : « Ce que je peux vous assurer sans risque de me tromper, c’est la disponibilité de l’eau, un débit qui peut alimenter le double de la population qui en bénéficie à l’heure actuelle, à condition bien entendu d’assurer d’abord une bonne maîtrise dans sa gestion et c’est ce qui fait peut-être défaut ! »
Omar Soualah
