Issue du dernier découpage administratif datant des années 80, la localité de Ain Turck située à 7 km à l’ouest de la ville de Bouira est une municipalité enclavée. En effet, la plupart des villages (plus de 15) demeurent toujours isolés. A ce titre, quelques hameaux sont toujours dépourvus de pistes permettant aux citoyens de rejoindre d’autres localités. A titre d’exemple, on cite le bourg d’Iaâzithen, situé à une dizaine de kilomètres du chef-lieu de ladite commune et de 7 km à l’ouest de celle de Ain L’Ahdjar. Ce village est enclavé vu que les habitants souffrent de l’absence d’une route et endurent plusieurs problèmes. En effet, la piste qui relie Iaâzithen au village agricole Said Abid demeure abandonnée et aucun travail-de revêtement n’a eu lieu. A notre déplacement, un jeune nous dira : « Il y a plus de 2 ans, quelques travaux de bricolage ont eu lieu (en sable) mais cette piste sur un rayon de 3 km est impraticable ». Le calvaire des habitants d’Iaâzithen ne s’arrête pas la, puisqu’ils sont privés d’eau, et ce précieux liquide est introuvable. Pour ce faire, les familles (plus de 50) s’approvisionnent à un puits réalisé par un citoyen mais qui ne répond à aucune norme d’hygiène. « Ici, c’est le tiers-monde, nous vivons le calvaire ». Non seulement ce village, est marginalisé mais il y a plusieurs hameaux qui sont sur la même ligne. Ce sont les hameaux qui de Maâtuga, Ibourmanen et Oued Rekham où les habitants n’ont pas bénéficié d’un réseau d’AEP selon une source de l’APC. La localité de Ain Turck à bénéficié de quelques projets dans le cadre des PCD et on signale qu’une passerelle sera réalisée au village d’Ath Aissa ainsi qu’un réservoir d’eau au chef-lieu avec une enveloppe d’un milliard de centimes.
A. Fedjkhi
