Rentrée scolaire : déjà des inquiétudes

Les parents d’élèves, par le biais de leurs associations, se plaignent déjà des conditions dans lesquelles leur progéniture sera scolarisée. Que ce soit au lycée Mustapha-Ben Boulaïd ou au nouveau lycée, le problème de la surcharge des classes est à chaque fois signalé. La surcharge découle des instructions (note 90/004/2007 portant redoublement en 3ème AS) reçues par les établissements scolaires, leur enjoignant de « garder » tout élève ayant obtenu une note supérieure à 8/20. Ainsi, hormis certains cas d’indiscipline, ceux qui ont satisfait à ces conditions ont été « repêchés quel que soit leur âge. De ce fait, nous retrouvons en classe d’examen, des jeunes nés de 1986 à 1990 et au-delà.

Ce qui n’est pas toujours du goût de l’administration et des enseignants pour des raisons propres à chaque corps. Les responsables accusent les « élèves faibles » de faire baisser la moyenne du lycée et par conséquent son classement au niveau de la wilaya.

Quant aux professeurs, tout en évoquant la même excuse que la direction ajoutent le fait de se retrouver avec des classes surchargées (entre 40 et 48 élèves) qu’il n’est guère facile de gérer. Amar Aït Hibouche, le président de l’association des parents d’élèves du lycée Ben Boulaïd abonde dans le même sens et demande « que les autorités fassent suivre les instructions par des décisions qui permettront à nos enfants de mener une scolarité normale ». Le ministère devrait, dit-il, revoir la carte scolaire car si le nombre d’élèves a augmenté, celui du personnel enseignant est, par contre, demeuré le même, mettant de ce fait, les principaux concernés devant un dilemme. « On ne peut aller à contre-courant des décisions ministérielles, c’est un fait. Nous ne pouvons, cependant pas promettre de bons résultats avec des classes de cinquante élèves », avoue à juste titre, un responsable, sous le sceau de l’anonymat. Il est clair que dans ces conditions, le classement des établissements scolaires en fonction des résultats devient caduque, dès lors que les conditions de travail des uns sont loin d’égaler celles des autres. Cela n’empêche pas, que l’initiative du ministère, de ne pas exclure des élèves, soit très bien accueillie par ces derniers et leurs parents pour qui « un élève à l’école, c’est un délinquant de moins ». Tous sont en réalité d’accord que pour de meilleurs résultats, on ne peut passer, outre l’ouverture de nouvelles classes et le recrutement d’enseignants pour leur prise en charge.

Nacer B.