Scènes de violence, une de trop, ce jeudi au stade Zioui d’Husseïn-Dey, où au lieu des péripéties d’une rencontre de foot, l’on se souviendra des graves échauffourées, survenues entre supporteurs, entre eux, et joueurs des deux équipes rivales.
Une mêlée générale qui s’est soldée par un nombre de blessés, graves pour certains.
Hélas ! c’est là une réalité du foot algérien loin d’être inédite, tant nos stades sont depuis quelques années déjà, particulièrement transformés en véritables arènes.
Des années déjà sans que la moindre mesure digne de ce nom soit prise par nos autorités pour autant que faire se peut, amener à réhabiliter les vertus ludiques et de sportivité du football national.
Sommes-nous, à ce point moins à même que bien des pays occidentaux à identifier nos hooligans à nous, et à exercer à leur encontre les légitimes mesures de sanctions dont l’interdiction de stade, entre autres ?
Le laxisme, n’est en fait pas le seul apanage des hautes autorités sportives ou autres instances, elle est tout autant sinon surtout imputable aux dirigeants et présidents de club qui non seulement ne font rien pour donner l’exemple, mais qui pour certains, à partir de leurs tribunes respectives s’échangent des amabilités sous le regard des supporteurs qui ne demandent pas tant pour trouver d’autant plus matière à donner libre cours à leurs pulsions destructrices. Certains de ces dirigeants d’ailleurs lors d’interviews que leur accorde la presse la veille d’un derby, ne mesurent pas leurs propos souvent provocateurs à l’égard de l’équipe adverse.
La presse sportive nationale, du moins, la plupart des titres de ce créneau médiatique, n’est pas en reste quant à sa responsabilité dans l’état de perversion qui caractérise le foot national. » Al youm matafrach!”, (“On va solder les comptes! « ), c’est entre autres ce type de titres à la Une qu’affichent une partie de ces journaux, avides de rentabilité et sans égards à l’influence de telles harangues sur une partie de notre jeunesse qui se trouve d’autant plus légitimée quant à sa perception belliqueuse d’une compétition footbalistique.
Dangereux laisser-aller auquel tout un chacun participe et qui n’est pas sans indisposer nombre de familles algérienne qui en sont à organiser leur week-end en fonction de qui jouera et contre qui au stade d’à-côté! C’est que le risque est réel que de se trouver au mauvais moment lors d’une fin de partie et faire gratuitement l’objet d’une agression qui pourrait s’avérer fatale !
H. O.
