Ghlamallah renonce au contrôle des imams

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En plus, la destination de cet argent a fait l’objet, selon la presse nationale, d’une enquête de la part de l’ambassade US à Alger. Selon la presse qui rapporte l’information, les USA enquêtent sur la gestion des biens waqfs et de la collecte de l’argent de la zakat. Ils suspectent quelque détournements de ces ressources au profit des groupes armés. Avec la réponse du ministre de la tutelle sur la distribution de cet argent collecté auprès des citoyens, l’Etat est-il en phase de se déresponsabiliser de la question en indiquant que les donateurs sont chargés de sa distribution ? A moins que les donateurs-distributeurs seront soumis à un contrôle systématique afin de permettre à l’Etat de connaître la destination ces énormes sommes d’argent. Outre la réponse  » peu convaincante  » du ministre sur, notamment, la distribution de l’argent de la zakat, l’orateur a souligné, d’autre part, que  » une partie de cet argent servira à financer, dans le cadre de soutien à l’emploi de jeunes, de projets aux profit de jeunes chômeurs.  » Sur ce point, l’Etat doit intensifier les aides, parce que d’une part, les pouvoirs publics auront un œil permanent sur cet argent et de l’autre, extirper un jeune algérien des affres du chômage. En réponse à cette  » ingérence  » américaine dans les affaires religieuse de notre pays, le ministre a indiqué que  » l’Algérie respecte toutes les religions et c’est aux USA de revoir leur politique sur le culte.  » Abordant le cas des chrétiens en Algérie, l’orateur a estimé que seul l’Etat possède des statistiques fiables sur leur nombre en Algérie et que l’Etat  » n’a jamais interdit d’autres pratiques religieuses dans notre pays dans le cadre des préceptes de l’Islam.  »

Apostrophé sur le cas des imams recruteurs de kamikazes et les prêcheurs de la mort dans les mosquées publiques financées par l’argent des contribuables, le premier responsable du culte en Algérie a signalé que  » les imams et les mosquées sont complémentaires « , une façon pour le ministre de dire que les imams partagent les mêmes affinités et penchants que celles des mosquées gérées par son département. Plus explicite, le ministre a avancé que  » l’Etat n’a pas à contrôler les imams, du moment que ces derniers ont reçu une formation très avancée.  » Le ministre a ajouté que ces fonctionnaires sont les porteurs du message de la religion. Par ailleurs, Ghlamellah a estimé que le cas de l’imam d’Apreval, qui serait le recruteur du kamikaze qui s’est explosé dans la caserne des gardes-côtes à Dellys, faisant une trentaine de victimes et autant de blessés,  » cet imam sera présenté devant le conseil de discipline qui tranchera dans son cas « .

Estimant que les imams sont comme les médias, Ghlamallah a souligné  » qu’aucune restriction ne doit être imposé à cet catégorie « , en expliquant que les imams reçoivent une formation très pointue, des erreurs de métiers peuvent êtres commises dans tous les domaines de travail.  » Les halaqates de recrutement se déroulent en dehors des mosquées « , a déclaré le ministre, qui a ajouté que son département est au courant de tout ce qui se passe dans les mosquées. Un journaliste a abordé le cas des anciens imams affiliés au FIS dissous et qui recrutaient dans les mosquées, le ministre a déclaré avec un ton élevé que  » les gangsters du FIS ont assassinés 96 imams qui n’avaient pas adhérés à leur projet.  » Enfin le ministre a indiqué que son département n’a pas mis fin aux fonctions de l’imam d’Apreval et c’est le conseil disciplinaire qui statuera dans cette affaire, puisque l’Etat dispose de moyens de poursuite contre ce genre de comportements, a-t-il expliqué.

Un autre thème abordé par le ministre est celui des zaouïas, car il a estimé que  » ces dernières doivent être développées « . A la fin du forum, le ministre a abordé d’autres thèmes liés à la propreté et l’hygiène dans les lieux de culte et dans les villes. La fermeture de quelques mosquées a été aussi au centre du débat.

Mohamed Mouloudj

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