Une conduite d’eau menacée par les eaux usées

Sur le chemin de traverse, menant du lieudit « Ahchad Bouakouir » au village de Ouaïtslid, se trouve concentrées des dizaines d’habitations dont les rejets, coulant à ciel ouvert, peuvent à terme provoquer un drame, si l’APC de Aïn El Hammam, principale concernée, ne prend pas de mesures urgentes.

Lorsque des citoyens résidant sur le chemin en question, se sont adressés à nous pour nous signaler les désagréments causés par des eaux usées, ils ne pensaient pas qu’ils venaient de mettre le doigt sur un problème de santé publique très grave. En effet, en dehors de la prolifération des moustiques et des mauvaises odeurs devenues le quotidien des riverains, c’est le risque de contamination par les MTH, de l’eau que nous buvons tous les jours qui doit être dénoncé. Selon certaines sources au courant de la situation, « cet oued » de rejets coule non loin d’une conduite d’eau potable. Celle-ci de diamètre « 600 » transporte le précieux liquide de la station de Oued Djemaâ à celle d’Ahechad qui procède à son refoulement vers le château d’eau situé sur les hauteurs d’Aïn El Hammam. A partir de là, l’eau est distribuée à la population de plusieurs daïrate. Notre source nous donne certains détails qui font frémir. Il affirme en effet que lorsque la conduite est pleine, le risque d’infiltration est minime. « Par contre, dit-il, le problème pourrait se poser lorsque les canalisations se vident et qu’un phénomène d’aspiration se produit ». Si cela venait à se produire, ce sont les populations de pas moins de quatre daïrate qui se trouveraient menacées par des différentes maladies. En période de chaleur, et même après, la moindre inattention peut être à la base des épidémies. Ce qui s’est passé dans certaines wilayas devrait pousser les gens à plus de prudence en matière d’hygiène. Pourtant, il semblerait qu’une enveloppe importante aurait été dégagée, il y a plus d’une année pour canaliser ces eaux usées venant d’un quartier du village de Tamejout. Des travaux pour finaliser ce projet inscrit dans le cadre des PCD, par l’ancienne APC, auraient commencé et se seraient arrêtés suite à un problème de passage du réseau sur des terrains privés. Si les études avaient, au préalable, pris en compte ce genre d’aléas, on ne se serait pas heurté à ces refus qui, de toutes façons ne peuvent servir d’excuse lors d’une éventuelle épidémie. Personne, sous aucun prétexte, n’a le droit de mettre en péril la vie de milliers de citoyens. Une solution urgente doit être trouvée avant que le pire n’arrive car comme on dit « Mieux vaut prévenir que guérir ».

Nacer B.